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chronique / ACTUALITÉS

Le dictateur, religion et musique !

Amine Zaoui

Pourquoi est-ce que je vous raconte cette histoire ? Bien que celui qui raconte pendant les heures du jour ses enfants deviendront chauves ou teigneux, je n’hésite pas à vous la raconter ! J’ai la langue pendue, le chat ne me l’a pas mangée ! Dans un pays qui ressemble à un de cet amas de pays arabo-musulmans, vivait un dictateur. Il régnait sur son peuple sans clémence et sans limite. Il adorait le sang. Et accomplissait ses cinq prières quotidiennes. En bon croyant, il guidait les grandes prières des vendredis et celles des deux Aïds, le petit et le grand. Celui des gâteaux et celui des moutons. Le dictateur détestait la musique. Parce que cette dernière provoque le bonheur et sème le rêve, elle est son ennemie farouche. Au nom d’une fatwa émise toute musique s’est vue interdite dans ce pays. Un jour, par une nuit estivale, le dictateur voyait dans son rêve son peuple soumis en train de jouer aux instruments musicaux.
Il chantait et dansait. Traumatisé de son rêve, il s’est réveillé en sueur. Depuis ce cauchemar l’image du peuple en musique commença à lui faire peur ! Le peuple fait peur quand il arrive à se démarquer du troupeau ! Dès qu’un peuple commence à aimer la musique et lire la poésie il actionne la peur dans les cœurs des dictateurs. Depuis ce rêve effrayant, le dictateur n’arrivait pas à dormir. Insomniaque, entouré de ses proches et meilleurs conseillers, ils ont essayé de trouver une interprétation au rêve et une solution à l’état moral de leur chef. Perplexe, et afin de se libérer de cette peur, de retrouver son sommeil, en bon croyant il a sollicité son dieu de métamorphoser son peuple, tout le peuple, en un champ de roseaux. Un peuple en forme d’un champ de roseaux ! Et, par un matin, le peuple du royaume s’est transformé en un vaste champ de roseaux ! Le souhait est exaucé. Content, tout content, le dictateur depuis son balcon contemplait le champ de roseaux. Bercés par le soufflement d’un petit vent, les roseaux s’inclinaient à ses pieds comme dans une prosternation divine absolue. Extase ! Le soir, et pour la première fois depuis le cauchemar, le dictateur s’est rendu dans son lit pour dormir tranquillement. Mais dès que le premier vent d’automne a soufflé, les roseaux dans le champ ont commencé à produire une musique de bonheur. Et voici la peur qui habite le cœur du dictateur qui voyait en ce champ de roseaux des milliers de flûtes produisant des belles mélodies. La musique n’a pas cessé toute la nuit. Le vent d’automne souffle, les roseaux créent des musiques, et le dictateur, de plus en plus, perd sa raison. La tête perdue, l’idée de mettre le feu dans le champ de roseaux l’a habitée. Il quitta son lit, déambulant dans le champ, et avant d’y mettre le feu il tomba au fond d’un puits profond. Et le lendemain, le peuple est revenu à sa nature. Et la musique a pris place dans les rues et la poésie dans les places publiques. Pourquoi est-ce que je vous ai raconté cette histoire ? Je n’en sais rien ! J’en sais tout ! Vous en savez tout !  

A. Z.


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Commentaires
3 réactions
Aissam le 18/12/2014 à 13h01

M;ZAOUI, C'est une histoire que vous avez déjà raconté, peut être que les mêmes circonstances vous ont amené à la republier ?! je n'en sais rien. Sinon l'association 'dictateur assoiffé de sang' et 'bon croyant accomplissant les 5 prières' est fortes de sens et reflète une arrière pensée idéologique ! Je ne vous reproche pas une appartenance ou adoption d'une idéologie mais je vous reproche de ne pas être juste, vous auriez pu associer le bon croyant au bon président ou roi (plein d'exemples)

le 01/01/1970 à 0h00

kira1kira le 22/12/2014 à 7h57

Bien Dit.

kira1kira le 22/12/2014 à 8h08

Votre histoire est ridicule.

Commentaires
3 réactions