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chronique / ACTUALITÉS

Le traumatisme identitaire

Oui, nombreux sont les lieux sur notre terre bénie, l’Algérie, qui ont égaré leur mémoire en perdant leurs noms. Nos villes berbères, nos villages, nos fontaines, nos montagnes se trouvent ensevelis dans d’autres noms.
Ce qui est demandé, aujourd’hui, et en urgence, avec la constitutionnalisation de la langue amazighe, c’est de redonner aux lieux, aux villages, aux montagnes, aux chemins, aux étoiles, aux enfants, leurs vrais noms berbères.
Sans son vrai nom, la montagne devient folle !  Sans son vrai nom, la montagne géante devient naine !
Quand on veut jeter un peuple sur le chemin de l’égarement, de l’aliénation, on commence par lui ôter les noms de ses lieux. Le nom n’est pas uniquement une appellation, il est une partie de l’âme, de l’être. Falsifier les noms des lieux facilite et aide à la falsification et au trucage de l’Histoire.
Falsifier les noms des lieux, c'est-à-dire la géographie géographique, c’est ouvrir une porte pour falsifier la géographie humaine.  Violer les noms des lieux est une violence contre l’imaginaire. C’est une guerre contre “les racines”.    La colonisation française a truqué, a profané les noms de nos lieux, afin de détourner l’Histoire.  Puis, plusieurs années plus tard, l’arabisation a faussé le reste. A commencer par la violence menée contre le droit de porter un nom authentique qui relie l’enfant à son aïeul.   Entre la colonisation et l’arabisation, l’Algérie ancestrale et historique a perdu beaucoup de la mémoire de ses lieux et celle de ses enfants. Le traumatisme identitaire.   
Constitutionnaliser la langue amazighe, après un parcours de combat et de résistance sans pairs est une avancée noble dans notre pays. Constitutionnaliser cette langue, longtemps marginalisée, longtemps interdite, longtemps folklorisée, c’est lui rendre d’abord ses repères sur le sol natal. A commencer par redonner les noms berbères aux lieux violés. Cela est réalisable par le lancement d’une large sensibilisation réfléchie, étudiée et programmée envers les autorités locales administratives et élues : les assemblées communales, les wilayas, les daïras… Il faut que chaque territoire administratif, en collaboration et en coordination avec les universitaires, les historiens, œuvre pour faire retourner les vrais noms à leur place, à leur miroir. Leur faire revenir  la mémoire et le miroir!  
Et pour mener ce travail d’une manière large et professionnelle, il faut lire les romans et la poésie populaire, écouter les chansons, ils sont les textes-traces. Dans ces textes, à l’image des romans de Mouloud Mammeri, Mouloud Feraoun, de Si Mohand Ou M’hand, de Benguitoune, de Mohamed Ben Brahim (auteur du premier roman en arabe intitulé “Histoire des Amants 1845”)  ou Mohamed Dib et d’autres, on détecte les appellations identiques de quelques lieux citadins et ruraux.
Afin de réaliser ce travail de réhabilitation de la personnalité géographique, réhabilitation des symboles, reconstitution de la mémoire collective, il faut, et vite, faire aussi appel à ces quelques vieilles et vieux qui sont encore là. Ils sont des bibliothèques humaines qui conservent des richesses et des surprises.


A. Z.
aminzaoui@yahoo.fr

 


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7 réactions
no passaran le 24/03/2016 à 11h28

on ne dit pas ''programmée envers mais avec les autorités. on ne dit pas ''ensevelis dans d'autres noms mais masqués par d'autres noms. j'aimerais savoir si Zaoui écrit en arabe et se fait traduire par quelqu'un qui ne maîtrise pas bien le français. S'il écrit directement en français, il faut qu'il s'achète un logiciel qui traduit bien la langue de Molière.

M.larbi le 24/03/2016 à 22h22

Géographie géographique, géographie humaine, personnalité géographique. Tant d'insanités dites en quelques phrases! Ce monsieur a épuisé tous les registres de la bêtise. je refuse désormais de ressortir ces fautes car c'est inutile. Mais s'il a lu les auteurs qu'il cite il devrait savoir écrire. Sauf s'il ne comprend pas ce qu'il lit

M.larbi le 25/03/2016 à 3h47

Dans une de ses ''chroniques'' passées, il invitait les algériens à parler l'arabe ''dyalna'', sinon les montagnes, les oued et les arbres ne seront pas montagnes, oueds et arbres. Aujourd'hui, il nous dit qu'il faut parler berbère sinon...'nos villes berbères, nos villages, nos fontaines, nos montagnes se trouvent ensevelis dans d’autres noms''. Je ne regarde pas, cette fois-ci, la forme mais le fond. En somme, il faudra dire ladjbal dyalna suivi immmédiatement de Adhrar nagh sinon la terre....

Kosseila le 25/03/2016 à 21h37

POUR NOS AMIS no passaran ainsi que M.larbi https://www.facebook.com/notes/amin-zaoui/le-traumatisme-identitaire/892144270883321

Kosseila le 25/03/2016 à 21h38

https://www.facebook.com/notes/amin-zaoui/le-traumatisme-identitaire/892144270883321

Argaz le 02/04/2016 à 0h32

no passaran et M.larbi Excusez-moi je considère votre manière de réagir aux écrits de notre ami Zaoui quelque peu vieillotte car vous n'apportez aucun argument de nature à permettre l'éclairage de l'opinion si ce n'est à vouloir verser dans des considérations qui tendent à nous éloigner du sujet traité à défaut de faire mieux que l'auteur que vous incriminez car celui-ci ne se rend pas compte de vos salades, il écrit lui. À bon entendeur...

OKBA le 16/05/2016 à 22h58

Monsieur ZAOUI, Permettez-moi de dire que si l'article est un remède pour le dit traumatisme, et bien, est un remède partiale (j’espère que je me suis pas trompé et qu'il n'est pas ségrégationniste !!) Monsieur ZAOUI. Vous dites que les lieux et villages doivent portés leurs non berbères de nouveau, est ce que la ville de khemis-el-khechena est concernée ?!! étant connu qu'elle porte le non d'une tribu arabe banu khachin je m’interroge?, mais quel remède!! c'est l’écrasement de l'dentité arabe

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