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A la une / Civilisation et spiritualité

Culture de la paix

L’humanisme spirituel

La coexistence et la recherche de la symbiose, par le dialogue, passionnaient l’Émir : “Si venait me trouver celui qui veut connaître la voie de la vérité… Je le conduirais sans peine jusqu’à la voie de la vérité, non en le poussant à adopter mes idées, mais en faisant apparaître la vérité à ses yeux…”
Après 17 ans de lutte héroïque, le livre entamé durant sa captivité à Amboise est intitulé Rappel au raisonnable et avis au distrait, Dhikra el-aqel wa tenbih el-ghafel. Il fut publié et traduit en 1855 sous le titre Lettre aux Français, adressé à la société asiatique, association de savants français.
Par cet écrit, il visait l’humain universel : “Ne demandez jamais quelle est l’origine d’un homme ; interrogez plutôt sa vie, son courage, ses qualités, et vous saurez ce qu’il est.” Il considérait que l’intelligence est universelle et que nul n’en a le monopole. L’Émir, en disciple du Prophète, a réalisé l’adage de la chevalerie initiatique : “Je suis toi”, et plus encore “Ni toi, ni moi, mais Lui”. L’Émir a mis en pratique la voie du Prophète pour purifier l’âme et plaire à Dieu : “Mon serviteur ne se rapproche pas de Moi par quelque chose de plus agréable à mes yeux que l’accomplissement de ce que Je lui ai prescrit, et Mon serviteur ne cesse de se rapprocher de Moi par des œuvres surérogatoires au point que Je l’aime. Et lorsque Je l’aime, Je suis son ouïe par laquelle il entend, son regard par lequel il voit, sa main par laquelle il saisit, et son pied avec lequel il marche ; s’il Me demande, assurément Je l’exaucerai ; s’il cherche près de Moi asile, assurément Je le lui donnerai.” (Parole du Prophète, citée dans le recueil d’El-Bukhârî.) L’Émir Abdelkader savait que la progression du cheminant, çâhib al-mawâqif, vers la vraie perception et expérience de l’unicité est une épreuve qui porte ses fruits. Le manuscrit Le Livre des Haltes, joyau littéraire, esthétique et spirituel, est publié sous la forme de livre moderne un siècle plus tard, à Damas, en 1966, ainsi qu’à Alger, par la Bibliothèque nationale d’Algérie. Il sera réédité et annoté à Alger en 2005.

M. C.


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