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contrechamp / ACTUALITÉS

Feuille de route du gouvernement : improviser

Temps calme au sommet. La tempête Tebboune est passée et le calme est revenu dans la cour.
Les associés de la tripartite se sont rencontrés pour prendre acte de leur “réconciliation” et de la “paix revenue”.  Et, comme les en a instruits le président de la République dans son message du
20 août, “le gouvernement et ses partenaires sociaux et économiques” vont s’employer à nous “donner l'exemple… par la solidarité, la mobilisation et l’unification des rangs afin que notre pays puisse mobiliser les énergies et investir de manière constructive dans les différentes capacités et potentialités de ses enfants”.
Depuis la réunion de jeudi inaugurant cette nouvelle ère de concorde tripartite, les “partenaires” se répandent en déclarations de concorde et en engagements pour l’application “de la feuille de route” confiée par le Président à son Premier ministre. De son côté, le Premier ministre affirme son respect et son attention pour les travailleurs et les entreprises utiles au développement et à la concrétisation du programme du Président.  
La feuille de route en question, nous n’en connaissons que l’armature révélée par le communiqué du gouvernement, à savoir “mobiliser des financements internes non conventionnels, maintenir le soutien à la croissance dans tous les secteurs, y compris l’industrie, les services et l’agriculture, préserver et rationaliser la politique publique de justice sociale et de solidarité nationale”.  Elle a tout l’air d’une stratégie de tâtonnement. D’abord, soutenir “tous les secteurs” en mobilisant “des financements internes non conventionnels”, c’est quoi ? Sans trop savoir ce qu’est le financement interne non conventionnel, on devine qu’il s’agit de financer avec de l’argent qu’on n’a pas et qu’on n’emprunte pas. C’est dangereux si tout cet argent “créé” n’est pas suivi de création de la production correspondante !
Bien sûr, le gouvernement connaît le risque, à moyen terme, notamment sur le mouvement d’inflation, de ce jeu et minimisera sûrement la mise. Il tâtonne donc et compte encore tâtonner.
Ensuite, soutenir la politique de justice sociale et de solidarité. Là aussi, le pouvoir s’y est déjà essayé : augmenter à petites doses les factures d’énergie et les tarifs de carburants et maintenir la subvention taboue des prix du pain et du lait.
Toute cette action sera dosée en fonction des fluctuations du marché des hydrocarbures et du climat social. On comprend  donc qu’avec une feuille de route de navigation à vue, la tripartite, pour avoir quelque chose à dire, devait être nécessairement reportée au plus loin.
Ouyahia a une feuille de route qui est celle de ne pas en avoir.


M. H.


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