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contrechamp / ACTUALITÉS

Guerre mondiale,victimes syriennes

L’alliance occidentale a frappé en Syrie. Elle n’avait pas le choix : avec l’engagement de Trump à propos de “la ligne rouge” et celui de Macron, le coup était parti et elle n’avait plus choix.
C’est la première fois que Trump marque un point franc à Obama qui, lui, avait reculé, et Macron à Hollande qui, lui, ne voulait pas y aller seul. Et les interventions sans conséquences, sans déploiement de troupes sur le terrain et sans pertes humaines sont populaires aux yeux des opinions publiques locales. Sur le plan de la politique intérieure, c’est tout bénef.
Au regard de l’opinion internationale, cela rattrape, cela devrait rattraper sept ans d’impuissance à empêcher le massacre d’un demi-million de Syriens et le déplacement de dix millions.
Le suspense a duré une semaine ; il était supposé servir à vérifier la véracité de l’attaque chimique. Selon leurs déclarations, les présidents américain et français ont fini par en obtenir les “preuves”. Mais ce ne sont pas les raisons pour frapper Al-Assad qui manquent. De la même manière qu’il n’en manquait pas pour frapper Daech. Et les autres groupes terroristes qui, aujourd’hui, négocient leur retraite, voire leurs nouvelles affectations, avec les Russes.
Nous en sommes là : Trump pour corriger Al-Assad protégé par Poutine. Un Président à l’humeur capricieuse pour corriger un tyran sanguinaire soutenu par un dictateur élu. Mais chacun semble ne prendre que des risques calculés dans cette confrontation où ne meurent que des Syriens, dans ce combat de coqs à moindre frais. Des risques parce que, dans une guerre, une fois lancée, l’effet du principe de montée aux extrêmes est indépendant de la volonté d’une partie. Celle-ci ne peut pas décider seule des limites de la guerre, qu’elle l’ait initiée ou qu’elle lui ait été imposée.
Jusqu’ici, ces puissances militaires ont évité la confrontation sur le théâtre syrien parce qu’elles y opéraient un peu “parallèlement” et, en théorie, contre le même ennemi, Daech et quelques autres groupes terroristes. Et aussi parce que chacune s’est défendue d’être intervenue pour ou contre Al-Assad. Même si la Russie ne s’est en fait pas cachée de son alliance avec Al-Assad.
Mais l’imprévisibilité des développements que peut connaître cette intervention n’a pas fait longtemps hésiter les grandes puissances. On a un moment cru à l’effet dissuasif de menace de riposte russe : il n’en est rien. Même si les alliés ont pris soin d’éviter les couloirs de pénétration gardés par les Russes et les Russes se sont gardés d’essayer d’intercepter les missiles et les avions alliés. Il y a comme une entente tacite sur les limites de l’attaque et celles de la “riposte”.
Poutine va-t-il en rester à cette “défaite” ? Sûrement ; il reste le grand gagnant de cette guerre qui lui a offert l’occasion de se poser en partenaire d’un monde bipolaire reconstitué et de créer les opportunités d’un redéploiement stratégique au Moyen-Orient. Les deux pôles ne sont pressés ni de s’entendre ni d’en découdre. Tant que ce sont des enfants syriens qui meurent. Des enfants que même leur État et leurs chefs de guerre assassinent.
Pauvre Syrie : autant de guerres en une !


M. H.


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6 réactions
aminelicia le 15/04/2018 à 16h46

Pas un mot de votre part sur le massacre des Palestiniens par l'Etat fantoche d'Israël. Lamentable.

Belaid06 le 16/04/2018 à 4h41

Agression .Je vous cite "Sur le plan de la politique intérieure, c’est tout bénef".fake news,comme dirait l'autrE... Comment pourriez vous affirmer sans aucune précaution une telle ânerie? Tout le monde a en tête en occident le mensonge de 2003 qui a conduit à la déstruction de l'Irak.Vous avez fait ( Vous BFM et autres médias laquais, la promotion honteuse de cette agréssion sur la base d'un pretexte abjecte et comme cela n'était pas suffisant , Vous en assurez aujourd'hui le service après

RAJE le 15/04/2018 à 17h32

Si vous permettez, je voudrai ajouter que la coalition occidentale a toujours parlé de droit internationale qu'elle n'a jamais respectée elle même. Passant outre les résolutions de l'ONU, se moquant complètement des réactions internationales. Ce qui compte c'est protéger leurs intérêts, les intérêts d'Israel car si elle verse des larmes de crocodile pour les civils syriens, pourquoi ferme t-elle les yeux sur les crimes perpétraient par l'armée d'occupation Israélienne et les victimes du Yemen.

RAJE le 15/04/2018 à 17h40

Je vous rejoins par contre sur le rôle ambiguë de la Russie, face aux missiles occidents. N'avaient-ils pas les moyens de les détruire, j'en doute, il a effectivement complicité entre eux. Il est vrai que Bachar de père en fils s'accroche au pouvoir, d'ici à dire que les Occidentaux ont le droit de l'attaquer. Alors qu'ils soutiennent les monarques du moyen orient, l'Egypte de SISI et j'en passe.

Belaid06 le 16/04/2018 à 3h50

Bonjour M.Hammouche, Je trouve que votre chronique sur ce sujet est ecoeurante .Vous approuvez l'agréssion d'un Etat souverain , en utilisant ,et ce contrairement à M. Trump brute de décoffrage ,des figures de réthorique éculées .Vous semblez être ,comme le sont aussi le triumvirat guerrier , très préoccupé par le sort triste réservé à la population syrienne , tout est à votre honneur . Si M. Trump disait être horrifié par les photos où il voyait des bébés suffoqués sous l'effet des gazs

Belaid06 le 16/04/2018 à 4h01

chimiques , On a toutes les raisons de se douter de la sincérité de son indignation .Lui qui voue une haine inextinguible aux Syriens , se montre comme par enchantement compatissant et protécteur à leur égard est quelque chose qui confine au cynisme. Vous ,vous trouviez plusieurs raisons justifiant une intervention armée en Syrie . C'est à gerber .Vous vous êtes payé le luxe de vous substituer aux opinions publiques locales pour assener des vérités bancales comme celles qui ont précédé à cette

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