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contrechamp / ACTUALITÉS

La fin du FLN, seule vraie rupture

Pour les besoins de la cause, le parti unique vient d’inventer “la jeunesse du 1er novembre, la jeunesse FLN” ; ce n’est donc pas la gérontocratie du comité central, pas les octogénaires Bouhadja, Goudjil, Ould Abbès… éperdument agrippés aux fonctions de l’État qui vous parlent. Non, c’est une “jeunesse du 1er novembre” congelée pour être mise en avant le jour où la légitimité historique usée ne fait plus recette et où ses insatiables bénéficiaires fossiles n’osent plus se montrer.
Ainsi donc, le FLN est “en train d’œuvrer, déclare-t-il, avec tous les acteurs politiques pour sortir de cette crise avec le minimum de dégâts tout en prenant compte de l’intérêt national et en maintenant le caractère pacifique du mouvement afin de préserver la sécurité et la stabilité” !
On croit rêver ! Serait-ce donc “la sortie de crise” qui provoque des dégâts au pays et non sa gestion – son pillage – par le FLN ?
Hier encore, Ould Abbes se vantait d’être le chef du “parti de l’Etat”, du “parti-Etat” et du fait que le président de la République était aussi le président du FLN et gouvernait grâce à sa majorité. Et aujourd’hui, le parti du pouvoir se présente en simple “acteur” politique qui “œuvre” avec les autres “acteurs” politiques …” !
La manœuvre consistant à se faire passer pour un parti “comme les autres” et qui contribuerait à la recherche d’une sortie de crise pourrait, cependant, bien réussir, puisque tous les partis sont en quête d’une arche de Noé qui les maintiendrait à flot jusqu’à la fin du déluge populaire. On voit que, malgré leur stérilité politique, ils ont cultivé le réflexe de se réunir, non pour peser sur le cours de choses, mais parce qu’il est plus facile de surnager à plusieurs. Dans ces circonstances, inconfortables mais propices aux opportunismes, tous les “acteurs” sont les bienvenus. Le tout est de renforcer l’illusion d’une vie politique et l’idée que les partis politiques seraient de quelque secours à un peuple supplicié. C’est ainsi que lors de la dernière réunion de “l’opposition”, des dirigeants du FIS, authentiques inspirateurs du terrorisme, ont retrouvé leur place dans le radeau.
La classe politique, FLN compris, est déjà dans l’après-Bouteflika. Les stratégies d’individus, de clans et de chapelles sont en train de pousser comme des champignons. Mais le destin de chacun, de chaque entité, dépendra du niveau de rupture que continuera à exiger la rue et de sa persévérance dans le suivi ultérieur des changements acquis.
Le test de maturité nationale pour une rupture démocratique, ce sera, pour le peuple, de se réapproprier le sigle FLN, symbole de son Histoire transformé en vulgaire instrument de détournement de deniers publics !
Aujourd’hui, dans la tempête, le FLN se cache derrière son modeste statut d’“acteur” politique. Mais à peine l’orage passé, il redeviendra le Léviathan destructeur aux têtes multiples et
interchangeables.
La vraie rupture, c’est donc le déboulonnement du parti-FLN, pas seulement la chute du régime que le FLN, s’il survit, pourra reconstituer avec… d’autres têtes.


M. H.


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