Scroll To Top
FLASH
  • L'intégralité du contenu (articles) de la version papier de "Liberté" est disponible sur le site le jour même de l'édition, à partir de midi (GMT+1)
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version papier de "Liberté" écrire à : info@liberte-algerie.com
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version digitale de "Liberté" écrire à: redactiondigitale@liberte-algerie.com

contrechamp / ACTUALITÉS

L’Algérie et le gaz de schiste : l’effet Trump ?

Fatma Zohra Zerouati est entrée dans la danse pour défendre le projet d’exploitation du gaz de schiste déterré par Ouyahia.
Ne craignant pas de créer le paradoxe, la ministre en charge de l'Environnement et des Énergies renouvelables, a eu recourt à un argument spécieux pour justifier l’œuvre de pollution annoncée. Sa démonstration relève de l’art de convaincre par la langue de bois : le pays, qu’elle confond avec le pouvoir, nous offre l’accès gratuit à l’éducation et à la santé et nous assure d’important transferts sociaux, dit-elle… il ne peut donc mettre nos vies en danger !
C’est donc clair : comment avons-nous pu douter de la prévenance d’un gouvernement qui nous “offre” des hôpitaux et des écoles gratuites ? On pourrait ajouter à ces bienfaits les cantines, création de Bouteflika, à en croire le Premier ministre. Sauf qu’avec un tel raisonnement, il ne reste qu’à retourner se coucher et laisser nos responsables agir, en tout, à leur guise. Or, si le pouvoir était aussi obligé envers son peuple que le laisse supposer la preuve par la démonstration de la ministre, il aurait commencé par tout faire pour nous éviter toutes ces mortelles tragédies passées. Entre autres, Bab El-Oued n’aurait pas été noyé en quelques heures par la pluie, même diluvienne, Boumerdès n’aurait pas vu ses immeubles tomber comme des châteaux de cartes, la circulation ne tuerait pas quatre mille Algériens par an, hissant nos routes parmi les plus mortelles de la planète.
Et pour se faire comprendre par la ministre de l’Environnement, disons que, si notre gouvernement était si soucieux de notre santé, il ne laisserait pas nos villes dans la crasse qui les dépare, il ne laisserait pas les égouts d’usine et d’assainissement urbain empoisonner les plages dans lesquelles les Algériens se baignent, il ne fermerait pas les yeux sur la mafia des sables qui saccage nos littoraux et nos oueds… Ne parlons pas des forêts qui brûlent tout l’été sans discontinuer.
La nécessaire cohésion d’un gouvernement justifie, certes, le principe de solidarité exécutive. Mais pas au point que la ministre chargée des Énergies renouvelables fasse la promotion d’une source d’énergie, pour l’instant réputée attentatoire à la salubrité d’une nappe phréatique qui, elle, n’est pas renouvelable du jour au lendemain.
Le gouvernement semble résolument entré en campagne pour le gaz de schiste. Et le P-DG de Sonatrach est intervenu à son tour pour annoncer que le pouvoir va “communiquer et rassurer la population sur les progrès de la technologie, sur ce que font les autres pays (les États-Unis ?) dans ce domaine, sur la façon dont les schistes ont complètement modifié la structure des prix et l’architecture des marchés et surtout, sur notre ferme volonté de strictement respecter l’environnement : la santé et la sécurité de la population figurent en tête de nos préoccupations”.
Le plan de promotion du gaz de schiste est en place. Avec le concours “appréciable”, et déjà actif, de l’ambassadeur des États-Unis, apparemment très intéressé pour “nous aider” dans ce domaine. Est-ce par l’Algérie que Trump débutera sa sortie de l’Accord de Paris ?


M. H.


Publier votre réaction

Nos articles sont ouverts aux commentaires. Chaque abonné peut y participer dans tous nos contenus et dans l'espace réservé. Nous précisons à nos lecteurs que nous modérons les commentaires pour éviter certains abus et dérives et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à notre charte d'utilisation.

RÉAGIR AVEC MON COMPTE

Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ? VALIDER
Commentaires
1 réactions
muhand le 13/10/2017 à 18h35

Je pense que quand un pouvoir ne veut pas écouter les peuples il faut déterrer la hache de guerre. Donc à la surdité de ces voyous il faut répondre par une désobéissance civile, une grève générale de tous les secteurs, un refus de payer les factures d'énergie, refus de payer ses impôts,personne ne pourra résister a tout cela, pas même ces gueux qui nous gouvernent. Il est temps.

Commentaires
1 réactions