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contrechamp / ACTUALITÉS

Le débat, selon le régime de Tliba

C’est symbolique de la descente aux enfers nationale que cette réaction, qui tient plus de l’agression haineuse que de la riposte politique, à la déclaration de candidature de Ghediri vienne d’Annaba.
“La Coquette”, hier synonyme de qualité de vie et aujourd’hui mise en coupe réglée et traînée dans la boue, au sens littéral de l’expression, par un affairisme politico-mafieux à l’appétit d’ogre.
à Annaba, on n’a plus besoin de se jeter à la mer pour sombrer ; on se noie en ville du fait de la contrefaçon urbaine et immobilière !
Et au lieu de se recueillir sur les morts d’une gestion accapareuse et d’avoir un mot à l’endroit des victimes de l’économie de la combine, le député local et vice-président d’APN, Tliba, a préféré se livrer à une action de détraction violente contre un candidat parce qu’il projette le dépassement du système politique actuel.
Cela n’a pas dû lui prendre beaucoup de temps : “l’interview” a toutes les caractéristiques de ces réquisitoires outranciers qu’on apprête quand on préfère l’offense verbale par procuration au débat public et qu’on fait généralement endosser au plus effronté de la secte.
Pourtant, à Annaba, l’heure devrait être au deuil et à l’autocritique plutôt qu’à la querelle, surtout pour ses élus ! Mais justement, ce peu de cas, ou presque, qui a été fait des conséquences funestes de l’impréparation urbanistique de certains projets, est significatif de la posture d’un régime qui refuse d’assumer son catastrophique bilan et qui a pris l’habitude de bâillonner ceux qui, à l’occasion, dénoncent ses abus ou s’engagent à y mettre fin. Du simple manifestant au candidat concurrent, en passant par toute sorte de donneurs d’alerte, citoyens ou médias.
Pourquoi, contre un candidat qu’on a accusé d’être téléguidé par quelque mentor dissimulé, a-t-on étrangement choisi de déléguer un objecteur qui n’a pas une réputation de débatteur ? Est-ce parce qu’il est plus indiqué pour user de l’invective grossière ?
Le clientélisme rentier est le promoteur de la médiocrité politique. Le paysage politique national regorge de ces acteurs felliniens de la vie publique. Mais là, le système est en train de leur aménager les conditions d’une seconde carrière : peut-être satisfait de leurs performances politico-financières, il leur demande de régir la vie publique ! Que Tliba conteste le droit à Hamrouche d’y intervenir est un vrai acte d’ironie de l’histoire ! Et avec une arrogance qui contraste avec le discours du dithyrambe qui, depuis vingt ans, sert de programme politique aux politiciens de la rente.
Tout cela n’annonce rien de bon pour une campagne électorale qui, faute de préluder un scrutin respectant les standards démocratiques, devrait au moins constituer l’opportunité d’un débat aux normes.
Ce n’est pas le cas si l’on en juge par la qualité des arguments auxquels Tliba a fait appel, dans son “interview”, pour “descendre” le général Ghediri. On a pris l’habitude de désespérer de la sincérité du scrutin ; allons-nous
assister, cette fois-ci, à l’approfondissement de la médiocrité
du débat ?


M. H.


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