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contrechamp / ACTUALITÉS

Mouvement populaire : entre résolution et oppositions


Hier, les étudiants ont assuré la “permanence” dans plusieurs villes du pays. Ce sera la fonction des marches des derniers vendredis et mardis d’août.
Il est significatif que le soulèvement du 22 février ait ainsi réussi à traverser la saison des canicules et des vacances en conservant la vitalité de ses manifestations, la clarté de ses objectifs et le pacifisme de son expression. Pour cela, il fallait que le mouvement populaire fût bien plus qu’une révolte visant à empêcher un indécent et scabreux projet de cinquième mandat.
Mais le régime semble ne plus l’entendre de cette oreille. Après être convenu d’“accompagner” le peuple dans ses manifestations et de répondre à l’intégralité de ses revendications, il s’est ravisé, corrigeant les exigences populaires et les ramenant d’autorité au niveau qu’il estime “réaliste”.
A posteriori, il s’avère que le pouvoir de fait n’est pas près d’aller plus loin que la mise en œuvre de l’article 102. Ce qui devrait consister à organiser l’élection présidentielle qui n’a pu se tenir le 28 avril dans le même contexte politique et administratif, avec une surveillance et un encadrement juridique “améliorés”. Et naturellement avec un “candidat” du régime autre que Bouteflika. 
Ce n’est pas faute d’avoir, dans un premier temps, entendu l’exigence populaire clamée en masse par les Algériens : le changement de système politique et le passage à une nouvelle république. 
En changeant d’avis sur le sort à réserver à la demande populaire et d’attitude envers le mouvement, le pouvoir a certainement misé sur la lassitude de citoyens sur les dents d’avoir manifesté chaque semaine depuis des mois. Et pour aggraver l’effet de cet épuisement supposé, il a cherché à l’accentuer en y ajoutant une pression répressive et en injectant des motifs de dissensions parmi les manifestants.
La persévérance dans la mobilisation, attestée par la persistance du mouvement, malgré les difficultés objectives, les manœuvres politiques et la répression, a faussé le calcul du régime. Il s’est alors rabattu sur la solution du “dialogue”, mais un dialogue qui ne devrait rien changer à son option conservatrice, puisqu’il ne saurait porter sur autre chose que les conditions de la tenue d’une élection présidentielle “transparente”. En particulier, est exclue la virtualité d’un départ préalable du régime, du président et du gouvernement en exercice.
C’est dans ce contexte de confirmation de la vitalité révolutionnaire du mouvement populaire que de nombreuses réunions vont se tenir dans les prochains jours à l’effet de dégager des “voies de sortie de crise”. Outre le “panel”, apparemment en session ouverte, d’autres forces, levées par le pouvoir, pour certaines, ou mobilisées de leur propre initiative, pour d’autres, ont programmé leurs conclaves. 
Au lieu de constater la nature révolutionnaire du mouvement, et après avoir tenté divers procédés d’endiguement de cette inextinguible lame de fond, on cherche maintenant à devancer, par différentes “initiatives”, son inévitable second souffle de la rentrée.
Dans cela, seule la prochaine et première réunion nationale d’étudiants annonce peut-être un début de formulation autonome de la  “solution” du mouvement.
 

M. H.
musthammouche@yahoo.fr


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