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contrechamp / ACTUALITÉS

Palestine : mortifère impasse

Cela fait soixante-dix ans que la “communauté internationale” endosse le fait accompli du viol israélien du “droit au retour”. Car, il faut le rappeler, ce droit est reconnu aux réfugiés palestiniens par la résolution 194 de l’Assemblée générale de 1949 (à l’époque l’AG pouvait voter des résolutions contraignantes) qu’Israël refuse  de respecter, comme elle le fait pour toutes les résolutions de l’ONU qui la contraignent. Depuis que le rapport de force militaire a tourné en faveur de l’État hébreu, “la communauté internationale”, d’une part, et les “frères” arabes et musulmans, d’autre part, ont continué à accompagner la question palestinienne dans sa marche vers l’impasse. La première en passant à Israël tous ses viols du droit international et les seconds en poussant les Palestiniens vers des stratégies dont ils n’ont plus les moyens.
Aujourd’hui, l’autoritarisme et l’islamisme ont affaibli les pays arabes et la nouvelle problématique géopolitique au Moyen-Orient – la confrontation Iran-Arabie saoudite – a relégué la cause palestinienne à un statut secondaire aux yeux de ces deux “puissances régionales”. Israël ne souffre plus d’aucune résistance à sa politique d’occupation et de refus de solution, en particulier le refus de fait de la solution à deux États. Et la communauté internationale s’est accommodée de cette situation où la paix est assurée par le déséquilibre des forces entre occupant et occupé. L’Iran reste l’unique soutien militaire à la cause palestinienne, mais ce soutien s’inscrit dans la stricte stratégie de confrontation avec l’Arabie saoudite sunnite. Israël n’en est qu’une cible de légitimation. Au même moment, l’Arabie saoudite prend le parti de s’aligner sur les positions de l’Amérique pour s’en assurer la protection. Ainsi, tout ce qui, en théorie, constitue la profondeur stratégique de la cause palestinienne est désarmé. Et dans les faits, les Palestiniens, abandonnés même par leurs “frères” arabes qui en ont longtemps fait un argument de propagande intérieure, se retrouvent politiquement et matériellement isolés et démunis dans leur lutte.
L’impasse politique, l’étouffement du blocus et le désespoir social, à Gaza en particulier, les rendent disponibles à l’option suicidaire que leur propose régulièrement le Hamas. Par cette tactique, le prétendu mouvement armé s’assure une existence politique sans avoir à faire la guerre.
Les États-Unis, ravis de l’argument que leur offre la fausse menace iranienne contre Israël, ont adopté la position de soutenir Israël par principe et indépendamment de la légalité de ses actions. Les deux alliés ne s’embarrassent même plus d’évoquer “la solution à deux États”.
Et la communauté internationale se contente de s’émouvoir aux moments récurrents où le désespoir des Palestiniens affronte la répression israélienne sanglante. Ou de demander, à l’occasion, la réunion d’un Conseil de sécurité de l’ONU dont les résolutions sont invariablement bloquées par le veto américain.
Il y a comme une convergence de stratégies contre la cause palestinienne. Et les Palestiniens sont pris dans l’étau et le choix de vivre le calvaire de l’occupation et du blocus ou mourir de se soulever.

M. H.


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