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contrechamp / ACTUALITÉS

Palestiniens poussés dans l’impasse

En décidant de reconnaître El-Qods comme capitale d’Israël, l’Amérique devrait s’attirer la réprobation de principe de la “communauté internationale”. Ce qui fut. Et elle devait provoquer la réaction irritée des pays musulmans, tous réputés sensibles au statut de la ville sainte. Ce qui fut aussi.
Mais tout cela sans effet. Trump n’est pas un héros. S’il l’était, il l’aurait prouvé face à Kim Jong-un contre lequel il bat en retraite avec force vocifération pendant que la Corée du Nord entre allègrement dans le club des puissances nucléaires. Faute de moyens de pression sur une dictature qui, par sa nature, a minimisé sa dépendance extérieure, il se retourne contre l’Iran dont la nucléarisation éventuelle menacerait la sécurité d’Israël.
Trump applique peut-être ses promesses de campagne en reconnaissant El-Qods comme capital d’Israël. Mais, en la matière, la décision vient couronner une série de gestes anti-musulmans, interdisant l’entrée au pays aux ressortissants de certains pays musulmans, retweetant  de vidéos islamophobes, etc. Il y a, donc, chez le président américain, un fond réel d’hostilité personnelle envers le monde musulman. De plus, il y a autant d’électoralisme que de géopolitique dans son initiative à propos d’El-Qods. L’électoralisme de Trump se traduit par cette attitude d’“Israël first”, une attitude qui sert le principe d’“America first”, puisqu’Israël constitue la tête de pont stratégique de l’Amérique au Moyen-Orient.
Outre l’assurance qu’il tire de sa puissance militaire, Trump peut défier les musulmans et les Arabes du fait de leur extrême impuissance. Et du fait de leur irrésolution dans le soutien à la soit-disant “cause arabe” et “cause islamique” de Palestine. Réfugiés dans des modèles d’État prémodernes, ils sont trop occupés à étouffer leurs peuples pour oser assumer des tensions avec la puissance la plus influente de la planète. Et leurs peuples sont trop occupés à en découdre pour savoir lequel d’entre eux détient la formule du vrai Islam.
Et ce qui permet à Trump de braver l’autorité de l’ONU en violant les résolutions du Conseil de sécurité, la 242 notamment, c’est que, finalement, la “communauté internationale, c’est lui”. Et c’est chacun des membres permanents. Le système de consultation et de législation international est fait pour organiser, en priorité, leur impunité individuelle. Et l’impunité de leurs protégés. C’est particulièrement le cas d’Israël, un véritable membre permanent par alliance !
Au demeurant, et le président des États-Unis doit le savoir, il ne subsiste plus d’États, y compris arabes, ni de forces politiques dont la question nationale palestinienne constitue une cause. Ceux-ci ont renoncé à leur “cause” en créant et en laissant se créer le Hamas qui a définitivement affaibli l’Autorité palestinienne et le camp de la paix en Israël. Cette démission universelle est illustrée par la promotion générale de la “solution négociée” alors même que cela fait de longues années qu’Israël exprime clairement son refus de la solution des deux États ! Ce qui revient à demander aux Palestiniens de négocier leur indépendance avec un occupant qui ne veut pas de cette indépendance !


M. H.


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