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Révélation d’Ouyahia : de l’or en barre !


Le n’est pas un scoop ; c’est une tragédie ! Durant ces longues années où nous avons eu à subir l’offensant comportement de ces émirs du Golfe en villégiature sur nos territoires du Sud et des Hauts-Plateaux, beaucoup se sont certainement interrogés, comme moi, sur ce qui pouvait justifier leurs insolents abus ! Qu’est-ce qui pouvait mettre à leurs pieds l’orgueil de toute une nation, par ailleurs verbalement si chatouilleuse, quand il s’agit d’honneur et de souveraineté ?

Ouyahia vient de nous en donner l’explication.  Même si on a de la peine à le croire. Mais c’est, hélas, vrai : le Premier ministre de la République algérienne démocratique et populaire acceptant des présents en lingots de ces princes corrupteurs !

Si Ouyahia a été récipiendaire de soixante barres d’or, combien sont-ils de responsables, dans les institutions centrales et territoriales, à avoir été démarchés par ces semeurs de corruption, et combien ont résisté à l’envie ? Car, enfin, ce ne peut être Ouyahia, seul, qui, tout ce temps, a assuré cette liberté d’abuser de nos espaces à des suzerains qui nous refuseraient un simple visa ! Et il n’y a pas que ces prédateurs du plus gracieux mammifère et du plus bel échassier ; il y a tous ceux qui se sont rués sur les secteurs réservés du médicament, de la finance, de l’immobilier, de la téléphonie, du tabac… disposant d’autorisations, du foncier et parfois du capital si parcimonieusement accordés aux investisseurs nationaux.

En plus de reconnaître avoir été acheté — inutile de rappeler ici la fonction du “cadeau” dans la culture moyen-orientale —, il lâche nonchalamment qu’il les a revendus sur le marché noir. Un chef de gouvernement qui fait ses affaires en économie souterraine ! Comment pourrait-on continuer à croire que le marché parallèle est le résultat d’un dysfonctionnement ou le fait d’agissements de magouilleurs indélicats ?! Le pire, sinon le ridicule, est qu’il a voulu faire du recours au marché noir local une attestation de nationalisme. Il oublie que ce qu’il a vendu, c’est la souveraineté d’un pays et l’honneur d’un État, avant les misérables briques d’or. “Ba’ouha, ya Ali !”, Oui, ils ont raison les hirakistes : “Ils l’ont vendu (le pays), ô Ali (La Pointe) !” 

En prime, l’ancien Premier ministre se révèle d’une insondable sottise. Un “énarque”, un juriste, à la longue expérience gouvernementale, trouve moins grave d’écouler les instruments de sa corruption dans le pays et non à l’étranger ! Une fausse roublardise politique soutenue par l’imposture technocratique qui lui a valu, par la complaisance de ses pairs politiques et de ses affidés médiatiques, les surnoms spoliés d’“homme de dossiers” et de… “premier de la classe” ! Non, il faut être d’une intelligence rudimentaire pour croire que de telles forfaitures puissent se justifier. 

On voyait sa doublure, Sellal, couvrir ses limites par un humour rase-mottes, mais on croyait   que c’était là l’exception à la règle de brillance de notre élite politique. Rien qu’à voir les exploits manipulateurs d’une Maya, on ne peut que se rendre à l’évidence du déficit moral et intellectuel que nous avons si longuement, mais si stupidement aussi, enduré.

 

 

M.H

musthammouche@yahoo.fr


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