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contrechamp / ACTUALITÉS

TERRORISME, ISLAMISME ET HUMANISME


VIENNE, habituée des podiums de classement des villes où il fait bon vivre. Université de Kaboul, une oasis d’apprentissage dans un pays dévasté par la déculturation islamiste.
Le terrorisme islamiste frappe, autant qu’il le peut, là où il fait le plus mal à la beauté, à l’esprit, au savoir, à l’ordre… En résumé, il a deux ennemis : la science et la vie, pour paraphraser le nom d’une revue illustre.
Il ne faudrait pas croire que l’islamisme en veut spécialement à la France, à l’Amérique ou à l’Autriche. Ou hait spécialement Macron ou Netanyahou. Il n’a pas de cible ou d’ennemi permanent ; il n’a que des cibles opportunes et des ennemis du moment. Son bras armé, chair à canon à vil prix, a la haine baladeuse ; celle-ci s’arrête sur l’objectif que ses maîtres et mentors médiatiques lui désignent directement ou le lui suggèrent médiatiquement.
Ces différentes autorités idéologiques qui inspirent la piétaille tueuse organisée en armées, disposée en commandos ou dispersée en desperados solitaires, sont d’une grande hétérogénéité doctrinale et ont une réelle convergence stratégique. C’est le même Léviathan qui, comme le monstre mythologique, peut être dragon, serpent ou crocodile. L’islamisme en est un. Et si quelques-unes de ses filiations se retiennent de prôner la violence, ce n’est pas par culture pacifiste : elles-mêmes avancent en se s’abritant derrière le bouclier de la terreur. 
Parfois, à l’exemple de la mouvance des Frères musulmans, elles s’abstiennent et passent à l’acte au gré des circonstances. Ainsi, Erdogan, dont le régime islamo-républicain, tout en jouissant d’un statut de démocratie, déverse à l’occasion, et pour servir ses visées hégémoniques, ses légions terroristes tantôt en Syrie tantôt en Libye.
C’est pour les besoins de cette stratégie du “poisson-pilote”, consistant à tirer avantage de la terreur que propage le terrorisme sans avoir à courir le risque d’éventuels contrecoups, qu’on a inventé le subterfuge d’islamisme modéré. L’islamiste “modéré” ne prend pas, pas toujours du moins, le risque de prêcher ou de pratiquer la violence terroriste ; mais il ne prend pas le risque de la condamner et de la mettre à dos ! Même quand il frappe en terre d’islam, le terrorisme n’est combattu qu’au nom de valeurs humaines.
L’islamisme est un. Et, par essence, il cultive une nécessaire extension terroriste. Comme idéologie, il a une vocation expansionniste. Sa stratégie de conquête repose sur la haine hissée au rang de valeur. Son credo est de semer le chaos pour imposer son ordre sur les décombres de l’ancien. Là où il le peut. Là où il ne le peut pas, il s’adonne au terrorisme d’attentats pour entretenir la haine, qui tient lieu de “moral des troupes”, dans ses rangs. Sa cible est alors aisément identifiable : l’ordre issu du génie humain, c’est-à-dire la science, l’art, l’harmonie sociale… 
Mais avant d’exporter son terrorisme, l’islamisme l’a testé dans son milieu socioculturel. Sa force est de croire qu’il y a un autre moyen de se prémunir du terrorisme que celui de le combattre. Elle est dans ces postures “conciliatrices” qui fleurissent depuis trente ans.
Par nature, un péril global appelle une réaction globale.

M. H. 
[email protected]

 


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