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contrechamp / ACTUALITÉS

Une bonne nouvelle qui en appelle d’autres

Ce n’est certainement pas suffisant, mais c’est une bonne nouvelle : entre 2016 et 2017, le nombre annuel d’accidents de la route a diminué de près de quatre mille et le nombre de morts de presque quatre cents !
Depuis de longues années que le sinistre bilan ne fait que s’aggraver, cette surprise mérite d’être considérée et ses causes élucidées. Il semble que la répression de la délinquance routière soit largement à la base de cette amélioration. Pour la simple raison, comme le rappelle la gendarmerie, que la responsabilité humaine est la première engagée dans la quasi-totalité des accidents. En d’autres termes, ce sont les conducteurs qui causent l’hécatombe endeuillant, chaque année, des milliers de familles d’automobilistes et de passagers et, sûrement, pas mal de familles de piétons. Pour ces derniers, il faut observer que certains d’entre eux ne manquent pas d’intrépidité quand il s’agit de traverser une autoroute, une route ou une rue. L’anarchie qui caractérise certaines artères des grandes villes est significative d’un incivisme coupable.
Au demeurant, l’état des routes et celui du parc automobile n’ayant pas dû considérablement changer en un an, ils ne peuvent pas expliquer une baisse de quelque 27% du nombre d’accidents survenus dans l’intervalle. Ce que l’on croit savoir, en revanche, c’est que l’usage de radars s’est sensiblement accru et les retraits de permis de conduire ont corrélativement augmenté.
Cela atteste du fait que c’est “la peur du gendarme” qui explique ce redoublement de prudence : parce qu’il veut continuer à conduire, le chauffeur s’efforce d’éviter les infractions qui risquent de le priver de son permis. Ce n’est malheureusement pas là le signe d’un regain de civisme. Ce n’est pas, non plus, un indice d’amélioration de la qualité de la formation, puisque les statistiques rendues publiques montrent que les “nouveaux permis”, au sens large, sont toujours plus dangereux que la moyenne des automobilistes.
Il y a fort à craindre que les usagers de la route continueront encore à subir les effets de l’imperfection du système de formation tant que rien n’est fait pour l’améliorer. Ils continueront aussi à endurer les conséquences de l’incivisme global qui marque notre société. Il faut donc se réjouir de la bonne nouvelle de la baisse de la mortalité routière mais, en même temps, noter qu’elle reste tragiquement élevée en comparaison du niveau de sécurité moyen des routes dans le monde. Si, pour des raisons de modèle de formation et de déficit civique, trop de conducteurs ne mesurent pas encore leur part de responsabilité dans la virtualité de routes plus sûres en Algérie, le progrès réalisé en cette année 2017 n’aura été qu’un “accident”.
Dans bien des domaines, comme le service public, l’environnement, le bon voisinage, la préservation des équipements publics, etc., les progrès, ou les régressions, les plus durables viennent de l’évolution, ou de la régression, des mentalités. Espérons donc qu’en la matière, cet évènement positif constitue le début de quelque chose !


M. H.


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