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Urgent : libérer le sigle du Front de libération !

La réponse du peuple à la proposition de transition piégée est aisément perceptible dans les actions qui animent la rue algérienne depuis trois jours. En attendant sa confirmation massive demain.
Le régime continue, cependant, de soliloquer, à travers les interventions des deux grands diplomates appelés en renfort, sur un changement qu’il comptait conduire.
Après que le régime a tenté de gagner du temps à la tête des institutions de l’État et pendant qu’il continue de louvoyer pour ce faire, un autre putsch se trame, autour du sigle FLN, celui-là. Tous les prébendiers savent l’utilité de maintenir le sigle dans sa fonction de fonds de commerce politique s’ils veulent continuer à piller le patrimoine national. Cela constitue l’ultime consens de ces bataillons de profiteurs qui se disent militants du parti… du 1er Novembre, de la Révolution et tutti quanti ! Ils peuvent se disputer les trois lettres et se relayer dans leur exploitation mafieuse, mais ils sont tous d’accord pour ne pas le remiser à sa place naturelle, là où ils ne pourront plus le souiller de leurs mains de corrompus et de pillards, parmi les symboles  de la nation.
Dans la tactique FLN, la mafia, c’est toujours le clan d’avant, celui qui vient d’être vaincu. Et le nouveau clan se fait passer pour le sauveur du sigle sali et qui va le laver de l’infamie déposée par le clan précédent. C’est ce qui arrive aujourd’hui avec les “recrues” de fin de régime (Abada, Louh, Khaldoun, Djiar, Si Affif, etc., que des irréprochables !) arrivées à la direction du FLN pour préparer le parti du pouvoir de l’après-Bouteflika.
L’opération d’embrouille vient de débuter par la nomination d’un porte-parole, Hocine Khaldoun. Celui-ci vient d’accuser “une mafia d’avoir la mainmise sur le parti” ! Khaldoun, un proche de Belkhadem, est un ancien membre du BP de Saâdani. Voyez-vous, l’homme ne manque pas de références ! Autre indication : n’ayant pas pu souffrir le remplacement de Saâdani par Ould Abbès, il a accusé ce dernier, en juillet 2018, de “trahir Bouteflika et de rouler pour Sellal” qui aurait eu, alors, des velléités présidentielles. Vigile donc de Bouteflika, il se découvre, aujourd’hui,  une vocation rédemptrice contre cette “mafia qui a pris le FLN en otage”, cette mafia n’étant donc que la direction du FLN version régime de Bouteflika !
Le même jour, ce plan “mains propres à la direction du FLN”, un véritable oxymore que cette formule, se voit soutenu par Abdelkrim Abada qui évoque “un mouvement (rédempteur) constitué de centaines de militants qui sont en phase avec la rue”. Le FLN “yourid iskat ennidham” ! Dégagiste ! “Nous sommes, déclare Abada sans sourire, avec un changement total et radical du régime en place, le départ des…corrompus, etc.” Lui et ses compagnons sont aussi “en faveur d’une transition, mais… il ne faut pas qu’elle soit gérée par le Président” !
Si le peuple rate l’occasion
historique de récupérer son patrimoine symbolique et neutraliser ainsi ce qu’il est devenu, un moyen de pillage massif, toute idée de rupture ne serait alors qu’illusion !


M. H.


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