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Contribution (Liberte-algerie.com) (**)

"Les gouvernés ce sont eux la politique et sans eux point de politique !" (Partie 01)

©D.R.

Pour   M. Gaid Salah, Général de corps d’armée, chef d’Etat-major interarmes, vice-ministre de la défense nationale.

  

« Comme le montre l’expérience indienne, l’interruption définitive de l’autorité coloniale ne fait pas grand-chose pour mettre fin au régime du savoir colonialiste. »

Sanjay Subrahmanyam , The Cambridge World History, Vol. VI: The Construction of a Global World, 1400-1800 CE, Books 1 & 2, Cambridge: Cambridge University Press, 2015.

  

« Rejeter vos illusions et préparez-vous à la lutte. Cultivez vos illusions et préparer vous à capituler.»

Lettre  de rupture de Mao Tse Toung avec le Guomindang (les nationalistes), 24 septembre 1927.

 

 Une Production Politique.

 

Par Mohamed Belhoucine.

Lorsque nos aînés ne seront plus là, nous devrons nous résoudre à vivre malheureusement avec nos contemporains, qui n’ont jamais appris à prendre leur destin en mains. Et là, on ne va plus recommencer à pleurer avec eux, sur notre ruine et notre servitude. Notre peuple bien qu’à la fois ignorant est capable de vérité ; je crois que le peuple commet des erreurs moindres que ses dirigeants, et qu’on peut ainsi se fier à lui plus qu’à ses souverains. Les deux ingrédients de notre peuple à savoir sa jeunesse et sa pauvreté, médiatisent son extrême puissance et ses passions pour l’exercice du pouvoir par tous et pour tous.

Depuis 1962, date de l’accès de notre pays à l’indépendance, tous les régimes politiques qui se sont succédés, n’ont jamais permis au peuple algérien de prendre son propre destin en mains. C'est-à-dire d’accéder à la pleine politique et à la pleine démocratie. On a poussé les gens vers l’apathie et l’ignorance. On les a encouragés à supprimer leur appétit de participation démocratique et politique. Lorsque l’Etat s’approprie via le Parti FLN, le monopole de l’action politique, cela conduit de fait à une complète dépolitisation de la société.

Prime conséquence de cette dépolitisation, la fonction politique de la représentation qui consistait, de façon mystificatrice, à prétendre hisser le peuple au pouvoir n’a jamais été opératoire et s’est avéré un gros mensonge (Au faite , que devient notre devise nationale : la révolution par le peuple et pour le peuple ? ).

Que peut faire un souverain, si tous les gouvernés prennent le chemin de l’exode vers une Terra Incognita ? Je vous laisse le soin de répondre.

Les gouvernés ce sont eux la politique et sans eux point de politique !

La véritable cause de la crise que traverse ce régime post et ante-Bouteflika, est ce déficit de représentation accumulée depuis l’indépendance, et personne ne peut y échapper car on ne peut pas mentir continuellement à l’Histoire, pour une raison simple, les représentés (qui ne le sont pas encore) sont les véritables porteurs de l’Histoire.

Il est grand temps aujourd’hui de stimuler l’appétit démocratique et que les citoyens redécouvrent les plaisirs de la participation politique.

 Les mouvements sociaux collectifs contrairement aux partis, apporteront une richesse infinie à l’Algérie, d’une part, par leur engagement politique et leur subjectivité et d’autre part, en tant qu’incubateurs de nouvelles connaissances.

 La crise de la représentation et la corruption des formes actuelles de la ‘’démocratie’’ à travers les partis, est un problème planétaire, pour le résoudre, il faut une alternative à ce type de représentation, il existe qu’une seule, c’est celle de pousser les mouvements sociaux et populaires à s’organiser en multitude, une sommation sur toutes les singularités nationales.

Cette production politique que je propose, est une rupture épistémologique, face, non seulement à l’absence d’un débat profond, mais aussi, pour sortir des impasses des Partis et des pouvoirs constitués.

Mon projet consiste à créer un “contre-pouvoir’’ aux structures étatiques existantes, mettre à nu les mécanismes qui enferment et étouffent le développement du pouvoir constituant dans les structures d’un pouvoir constitué.  

Ma présente note se veut une production-contribution Algéro-Algérienne pour aider à réfléchir, à confectionner une feuille de route lisible et intelligible, et ce , pour parer à démêler --  de cet imbroglio de cacophonie, de ce déchainement des passions imméritées du pouvoir, de cette destruction de l’éthique publique, de cette distorsion de l’ordre patriotique, de la multiplication des foyers de violence et de cette indignité d’absence de production politique en Algérie --  et à tracer une voie claire par tous temps.

 Comment sortir de l’imposture du guêpier constitutionnel (qu’incarne le pouvoir constitué et non le pouvoir constituant) des Partis, de la crise de la démocratie et de la représentation ? Toute la classe politique algérienne est en panne et incapable d’élaborer une solution politique en rapport avec la gravité de la situation économique , sociale , politique et constitutionnelle que traverse notre pays.

La crise de la représentation et de la démocratie est patente, se manifeste par l’incapacité de notre population à s’organiser en mouvements sociaux (tout en refusant l’escroquerie des partis politiques) pour prendre son destin en mains.

Les partis politiques désuets qui ne visent que le pouvoir, croient savoir que pour régler les problèmes de l’Algérie, il suffit de relancer simplement quelques initiatives d’ingénierie constitutionnelle que confectionneront nos technocrates et politiques, cachés derrière leurs bureaux feutrés. Démunis de la nécessaire praxis de la dialectique de l’histoire et de l’historiographie des mouvements de masses, nos indigents et hâtifs politiques ne savent pas qu’il faut d’abord s’atteler à élaborer une constitution constituante qui doit refléter et incarner la multiplicité des mouvements sociaux et forces sociales, de sorte à interpréter l’immanence et l’ontologie plurielle du politique.

 Nous tenterons  de fournir un modèle explicatif ultérieurement et de faire un diagnostic qui va nous permettre de poser des jalons de solutions à la crise de la représentation et de la démocratie, dans ce même corps de solution sera imbriqué la mère des problématiques (à suivre).

Mohamed Belhoucine

Docteur en Physique

Partie 02

Partie 03

Partie 04

Partie 05

 

(*): Le titre a été choisi par Liberte-algerie.com

(*): Les contributions publiées sur Liberte-algerie.com relèvent exclusivement de la responsabilité de leur auteurs

 

 


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