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A la une / Contribution

Intervention DEVANT LE 5ème CONGRÈS DU RCD le 9 février 2018

« On ne mène pas de grands combats avec des procédés de courtisans »

Monsieur le président, mesdames, messieurs les invités, mesdames, messieurs les congressistes, bonjour,

Lorsque le président Mohcine Belabbas m’a demandé d’intervenir à l’occasion de ce cinquième congrès, j’avais, dans un premier, temps émis quelques hésitations.
Cette opportunité n’avait pas un caractère d’évidence dans cette circonstance et d’ailleurs à quel titre devais-je le faire ?
Devenu simple militant depuis six ans et n’ayant plus aucune responsabilité organique, mon rôle était d’exprimer mes idées dans le cadre des instances du parti qui ont préparé ce congrès si j’avais quelque chose d’essentiel à proposer. Dans la modernité politique, le respect des formes n’est pas seulement une question de normes, c’est d’abord honorer les fondements du contrat sur lequel on s’engage. 
N’étant pas congressiste et n’étant, plus depuis ce matin militant, je ne vais pas m’exprimer en tant que fondateur du parti comme cela a été suggéré. On ne fonde pas un parti pour se l’approprier. La philosophie qui a inspiré et nourri le combat de notre génération postulait l’action politique comme une impulsion et un appel à initiatives. Rester fidèle à la mémoire ne signifie pas amputer sa pensée ou emprisonner son destin.

Je vais donc m’adresser à vous en tant que membre d’une génération qui a initié un combat singulier dans un monde d’unanimisme politico médiatique. Toute formulation d’une idée hors moule, hors cadre et hors norme était sacrilège et cette congélation intellectuelle, aggravée par l’autocensure, est, hélas, toujours d’actualité.

J’ai entendu avec plaisir le président Belabbas rappeler que les subterfuges proposant des solutions à l’impasse algérienne par des glorifications d’un président mal entouré ou celles qui attendent qu’un oracle viennent miraculeusement le transformer de l’intérieur était en fait des manifestations de segments interchangeables du même système. 
Unique dans les annales de l’Algérie contemporaine, l’expérience de notre génération qui s’est résolument inscrite en dehors des modèles posés en mythes politiques mérite peut être quelque attention.

La régression politique et sociétale qui a suivi l’ouverture frelatée d’octobre 88 repose les questions fondamentales du projet alternatif au système algérien et, à ce titre, le parcours de la génération d’avril 80 est utile à revisiter.

Il ne s’agit donc pas, pour moi, de dire ici à des congressistes qui n’ont pas encore entamé leurs débats ce qu’ils doivent faire, quand, avec qui, ou comment opérer. Cela concerne vos assises et seules vos analyses et évaluations peuvent trouver réponses à ces considérations essentielles à l’avenir du pays et au devenir de votre parti.

Ce qu’il est important de connaître et de transmettre, c’est autre chose. Dans l’histoire de l’Algérie contemporaine, et au-delà des aspects tactiques et décisions qui ont été prises ici ou là, la phase actuelle exige de redécouvrir et d’interroger les valeurs et les visions ayant engendré les grandes épopées qui ont libéré le peuple afin de voir dans quelle mesure elles peuvent éclairer les luttes d'aujourd'hui.

Pourquoi nous sommes nous levés alors que nous étions des enfants d’une guerre qui avait épuisé les populations ? Comment avons-nous fait ? Quel héritage avons- nous fécondé ? Quels ressorts avons- nous sollicité ?

Dans l’histoire tumultueuse du mouvement national, nous avons récusé les visions manichéennes qui ont interdit les évaluations apaisées et adultes. Ces visions apologétiques excluant la raison et reniant les vérités ont donné naissance à des régimes qui sont, finalement, des prolongements autochtones de la praxis coloniale.

Tout en remplissant le devoir de mémoire, nous nous sommes donné le droit de la lecture libre et rationnelle du passé. Et nous avons constaté qu’à chaque avancée significative du processus d’émancipation nationale, un certain nombre de paramètres apparaissaient invariablement.

D’une manière systématique, les ruptures fécondes sont conduites par des générations qui ont su avoir un regard rigoureux et objectif sur la condition de leur pays. Par ailleurs, les équipes, souvent réduites, à l’origine de ces sauts qualitatifs ont toujours été constituées de militants solidement formés et inébranlables dans leurs convictions. Les acteurs impliqués dans ces séquences étaient réfractaires aux tentations. Immergées dans leur société et en phase avec ses aspirations, ces élites jouissaient de la confiance et du respect de leurs concitoyens. 
Par les temps qui courent, il n’est peut-être pas superflu de rappeler ces éléments.

Autre caractéristique, ces militants ont investi l’histoire longue quitte, et cela était clairement intégré et consenti, à ce que le dénouement du conflit ne soit pas au rendez-vous d’une vie. Ils n’étalonnaient pas leur engagement en fonction des histoires courtes ou des niches d’opportunité que pouvaient offrir une conjoncture favorable à une estocade fugace ou un compagnonnage de circonstance.

Ces acteurs avaient en fait l’envergure de ceux qui font l’Histoire. Ils sont de ceux dont le parcours ne se réduit pas à des actions d’éclat : ces femmes et ces hommes ont mené à terme leur mission parce qu'ils ont regardé au-delà des horizons tribaux et des ambitions de carrières.

Ils n’étaient pas nombreux en 1926, les émigrés qui ont fondé l’Etoile nord-africaine. Rompant avec les insurrections spontanées du XIXéme siècle et ayant à peine de quoi subvenir à leurs besoins, ils ont décidé d’accompagner les bouleversements consécutifs à la première guerre mondiale et la révolution d’octobre pour se projeter dans la modernité portée par la décolonisation. C’est leur audace canalisée par la raison qui a servi de source originelle au combat libérateur.

Ils n’étaient pas nombreux, eux non plus, en 1949 quand face à l’exubérante doxa arabo-islamiste qui niait toute altérité, quelques dizaines de jeunes ont décidé d’introduire de la liberté et de la rationalité dans un parti qui compensait ses rigidités doctrinales et ses égarements stratégiques par l’incantation messianique d’un homme devenu omniscient. Un peuple n’est jamais guéri de ses démons et le pire est toujours possible. Dans les années 40, on a idolâtré les poils d’une barbe, aujourd’hui, on se prosterne sans vergogne devant un poster. C’est la voix vive et pourtant vite étouffée de ces quelques étudiants qui a servi de source à notre quête de démocratie et de repères identitaires pouvant amorcer une réflexion autonome annonçant la construction d’une nation solidaire, généreuse et réconciliée avec elle-même.

Ils n’étaient pas nombreux ceux qui en novembre 1954 ont lancé leur insurrection avec une logistique rudimentaire et sur les ruines d’une organisation atomisée par les accents populistes et les tensions claniques.
Ils n’étaient pas nombreux ceux, qui autour d’Abane Ramdane, ont eu l’insigne honneur de faire passer dès aout 1956 l’insurrection de novembre du stade de révolte à celui de révolution avec ses orientations doctrinales, sa méthodologie politique et ses instances organiques. Ils n’ont pas remporté la bataille du pouvoir mais ils ont indexé notre Histoire de leur vision. Ce qui anime nos débats et porte nos espérances d’aujourd’hui, ce sont les principes de la Soummam. Qui se souvient de l’armée des frontières, du putsch de 1962 ou de celui de 1965? Ces scories politiques figurent dans le registre funéraire des épisodes mortifères de notre pays.

Nous n’étions pas nombreux, quand dans un univers de renoncement et de peur, nous avons pris la parole alors que beaucoup considéraient que le pluralisme politique et syndical se conjuguait avec la contre-révolution, que l’amazighité signifiait négation de la patrie et apostasie des « constantes nationales ».
Nous avions appris de nos ainés non pas en les imitant mais en remontant lucidement leur parcours et en disséquant leurs méthodes. Cela nous a permis de déceler des processus vertueux, les valeurs qui les inspirent et les principes qui les animent.
Quand on veut changer le monde, il faut y mettre le prix et savoir que les chemins peuvent être rudes. On ne mène pas de grands combats avec des procédés de courtisans. Et la nécessaire réflexion qui doit précéder l’action n’a rien à voir avec le calcul mercantile.

Qqaren imezwura nnev lukan i-s issehsab ufellah ur ikerrez ara.

Affronter le parti unique, une police politique impitoyable, une justice pervertie et plus généralement une administration asservie par les clans était un grand défi. Nous le savions, nous l’avions fait en toute conscience. 
Nous savions ce que nous risquions dans un système qui a assassiné le colonel Chabani, Mohamed Khidder et Krim Belkacem pour ne citer que les plus emblématiques des opposants. Mais nous savions aussi que ce sur quoi nous nous battions était juste et légitime et que si nous ne nous engagions pas, d’autres générations auraient à devoir affronter les mêmes problèmes dans des conditions peut être plus difficiles et plus incertaines. Et nous ne voulions pas être comptables de la défaillance dont on accablait des devanciers qui furent incapables de mesurer leur activité à l’aune de la grande Histoire. 

Comme certains de nos anciens, nous ne nous sommes jamais engagés en attendant un retour sur investissement. Je ne connais pas un militant d’avril 80 qui ait voulu ou seulement pensé à monnayer son engagement pour obtenir une faveur. En cela, les leçons de 1926, de 1949, de 1954 ou de 1956 nous ont été utiles. Tous les militants qui furent à l’origine de ces séquences politiques étaient convaincus que leur devoir de militant excluait par définition le marchandage. Aucun n’attendait une récompense ni même reconnaissance de son action. On agissait parce que l’on estimait nécessaire de le faire. On était militant en soi et pas pour soi.

Je ne voudrais pas donner ici l’impression d’administrer des leçons ou des recettes. J’ai dit à l’entame de mon propos que les méthodes, les programmes, les montages organiques ou les objectifs que vous vous assignez ne peuvent être trouvés dans aucun manuel. Tout cela sera le fruit de vos travaux car aucune période n’est assimilable ou superposable à une autre.
Mais il n’est pas interdit de rappeler les préalables qui ont présidé aux grandes avancées de notre Histoire.
Dans ces moments de grande confusion politique et d’abaissement moral, certains se réjouissent cyniquement de ce que des acquis de notre combat aient produit des effets pervers. Et c’est vrai que le pluralisme médiatique a aussi enfanté des structures audio visuelles et de titres de la presse écrite monstrueux. Le multipartisme a accouché de sigles et d’acteurs qui dégradent l’idée même d’action politique. Cela est la part du feu. A l’échelle de l’Histoire ces épines irritatives ne représentent rien.

D’aucuns n’hésitent pas à assurer que mieux vaut le parti unique que le désordre actuel, oubliant de dire que ce sont les partisans du parti unique qui financent des médias qui déshonorent la profession ; que la prolifération de sigles au lendemain de l’ouverture politique est une manœuvre de pollution destinée justement à décrédibiliser le pluralisme…

Fort des méfaits induits par leurs fraudes et leurs supports médiatiques, les affidés du système n’hésitent pas à assurer que la démocratie est vaine sinon dangereuse pour le pays.
Et pourtant, malgré les moyens colossaux mis au service de la promotion de la fraude électorale, malgré une corruption endémique, malgré les abus opposés au fonctionnement des organisations non inféodées, malgré les censures qui frappent toute voix discordante, la bataille des idées est gagnée. 
Le parti unique et ses dérivés s’approprient l’ensemble des revendications qu’il a vigoureusement et, en certaines occasions, sauvagement combattues. 
Alors, ceux qui investissent la lutte comme on ouvre une boutique, ceux qui veulent jouir de leur action politique comme on consomme le légume que l’on a planté la saison précédente assurent que notre combat a échoué parce que nous ne sommes pas au pouvoir. 
En vérité, il n’y a pas grand-chose à dire à ces maquignons politiques. Et pour cause. Nous n’avons pas le même logiciel et nous n’habitons pas la même galaxie. Ils parlent promotion, nous disons émancipation; ils disent carrière personnelle nous répondons destin collectif; ils cultivent les apparences nous creusons des fondations. Ils vivent de l’instinct et de l’instant nous construisons l’Histoire.

Je me souviens de l’intervention péremptoire d’un participant à une conférence que j’animais à la salle de la CFDT dans la capitale française. Sitôt mon introduction finie et visiblement pressé de prononcer sa sentence probablement pour orienter le sens des débats, mon contempteur demande le premier la parole.
- Moi j’entends vos discours mais quand je regarde aujourd’hui l’Algérie, je constate que le pouvoir est toujours en place malgré tout ce que vous avez fait, ajoutant, sans hésiter : pour nous vous avez échoué. 
Ma réponse fut d’une simplicité triviale.
- Je ne peux pas vous convaincre de changer vos lunettes morales car ce qui oppose nos conceptions de la chose politique n’est pas une différence de degré mais une différence de nature. A suivre votre raisonnement, on en arrive à banaliser puis endosser des approches particulièrement cyniques de la chose publique et de la vie tout court. Si Mandela était mort en prison, ce qui après tout était de l’ordre du possible compte tenu de le durée et de la rigueur qui ont marqué sa détention, vous auriez dit avec le même aplomb : « Mandela a échoué » et par ricochet l’apartheid aurait, selon vous, réussi. Et par extension de votre logique, pour vous, seuls ceux qui ont réussi un putsch sont de grands triomphateurs.

En politique, celui qui a réussi n’est pas celui qui a imposé le monopole de la force brutale mais celui qui a marqué de son empreinte les consciences de ses concitoyens.

Et quand je regarde dans cette salle aujourd’hui, je crois que l’on peut dire que nous avons réussi. 
Quand j’écoute le discours du président Belabbas qui a fait toutes ses classes dans le Rassemblement, quand j’observe que parmi les congressistes certains n’étaient même pas nés lorsque le parti avait été fondé en février 1989 et qu’ils ont subi les affres d’une école emprisonnant les consciences, d’une religiosité mortifère et des abus d’un Etat dévoyé, nous pouvons croire au miracle. Au regard de ce que notre Histoire nous a légué de plus généreux et de plus exigeant dans les épopées des Jugurtha, Kahina, Abdelkader, Mokrani, Imache, Laimèche, Ben M’hidi, Abane, Krim, Amirouche, Lotfi et tant d’autres, nous avons réussi. Nous avons entendu leur message, nous avons honoré leur bravoure et leurs sacrifices.
Nous n’avons pas observé le passé pour pleurer sur notre sort mais pour tamiser les luttes de nos ainés, en extraire les actes les plus nobles, les plus modernes et les plus rationnels afin de mieux ensemencer l’avenir.
 

Ceux qui sont fascinés par 2019 sont les janissaires de l’Histoire

Votre parti est une exception algérienne. Sa voix compte parce qu’elle perpétue cette tradition de rigueur et de vérité et elle peut résonner encore plus dans l’avenir immédiat car, on peut le redouter, la nation peut être exposée à de graves périls. L’argent, c’est à dire l’oxygène du système, fait défaut et l’asphyxie arrive au rythme de l’inflation. Et c’est précisément dans ce genre de conjonctures que des formations comme la vôtre peuvent jouer des rôles décisifs. 
Ceux qui sont fascinés par 2019 sont les janissaires de l’Histoire. Vous en êtes les acteurs légitimes et c’est à vous de la féconder. 
Vous serez attaqués ou diffamés, directement ou à travers vos proches. Vous aurez à affronter des provocations ou des infiltrations mais vous avez déjà pu constater par le passé que nulle manœuvre, nulle pression ne peut venir à bout d’une libre conscience et d’une libre pensée ; nul ne peut venir à bout d’un collectif soudé par l’honneur et la fraternité. 
Ne cédez jamais devant ce que désavoue votre conscience. Vous serez peut être absents ou peu présents dans les parades des échéances officielles mais si vous perpétuez le message de Jugurtha, votre mission figurera dans les annales des bâtisseurs des nations.

Est-on pour autant condamnés à l’isolement. Assurément non. Il y a dans cette salle des invités que des phases historiques contraignantes ont obligés à exercer des responsabilités dans des régimes peu recommandables. Ils sont restés sous le harnais malgré les pointes acérées des aiguillons de coches sans scrupules. Certains d’entre eux se sont montrés capables de distance et de lucidité et leur avis mérite d’être entendu dès lors qu’ils admettent que l’acteur politique n’existe pas uniquement, fatalement dans les allées d’un système omnipotent. Leur présence aujourd’hui dans le congrès d’un parti résolument positionné hors et contre le pouvoir est le signe d’une capacité d’écoute et de remise en question qu’il faut savoir apprécier. 
Il faut un grand courage politique pour tirer les enseignements, tous les enseignements, d’une expérience infructueuse à laquelle on a sincèrement consacré une grande partie de son existence. 
Puisque vous m’avez offert cette tribune, je voudrais saluer le courage de Sid Ahmed Ghozali qui a analysé publiquement et sans complaisance les conséquences, même indirectes, de la présence de certaines élites dans le système qui a prévalu depuis l’indépendance. Il faut, en effet, une grande rigueur morale et intellectuelle pour dire à l’automne de sa vie : « nous avons été les harkis du système. ». Depuis cette profession de foi, j’ai entendu beaucoup de commis de l’Etat m’assurer être en parfait accord avec ce douloureux coming out. Pour autant, personne n’a encore pu l’assumer publiquement. Il y a des aveux qui honorent leur auteur et qui libèrent les générations futures de tabous toxiques. 
C’est avec ces hommes, capables de regards généreux et de dires vrais que les passerelles peuvent se tisser pour trouver des pistes qui explorent des horizons nécessairement nouveaux, maintenant que l’agonie du système en est à dévoiler ses manifestations les plus caricaturales.
Voilà succinctement le message que je tenais à vous délivrer dans ma dernière déclaration de militant structuré.
D’ultimes défis attendent ma génération. Ceux avec qui j’ai partagé les luttes de notre jeunesse souhaitent repenser l’évaluation de notre engagement pour le rendre plus lisible et le protéger des falsifications qui ont mutilé et perverti la guerre de libération. A travers la conférence interdite de Mouloud Mammeri en Mars 1980, dont on vient de donner une version des plus contestables, on greffe une paternité douteuse à notre combat. Ce n’est pas le lieu d’épiloguer sur cette dernière supercherie mais il faudra rapidement remettre les pendules à l’heure pour que les positions de tout un chacun dans cette séquence historique soient connues dans leur pleine et entière vérité.

Je serai engagé dans d’autres registres et sur d’autres terrains mais je partagerai toujours avec vous nos postulats éthiques et j’honorerai comme au premier jour nos professions de foi.

Ddaw webrid nnig webrid leqrar is d abrid.

Bonne suite à vos travaux et bonne chance pour votre nouveau départ.

Said Sadi

 


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