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VOIX MULTIPLES DES JEUNES

Passions brimées

© D.R

Par : Mohamed Mebtoul
Sociologue

“Les voix multiples des jeunes” ont été restituées par d’autres jeunes qui les ont écoutés attentivement. Ils ont réussi le pari de reproduire avec beaucoup de précision leurs mots, leurs métaphores et leurs non-dits pour parler de soi et des autres dans la société algérienne. Les 28 jeunes de 16 à 30 ans, de conditions sociales et culturelles diversifiées, décrivent des pans de leur vie quotidienne. Ils nous dévoilent ce qu’ils nomment leur “normalité”. Celle-ci, malgré les histoires sociales et familiale singulières, est façonnée dans une matrice sociale et politique analogue qui structure profondément les rapports complexes noués à leur quotidienneté. “Normal”, disent-ils, de vivre en permanence avec le stress qui semble les poursuivre du matin jusqu’au soir. Il s’agit alors pour eux de “se vider”, selon leur expression, devant leur permettre d’opérer le défoulement nécessaire par le sport ou au contact de leurs amis. Ils mobilisent des termes justes pour dire la fabrique de leur corps social. Leur langage ordinaire est producteur d’inventivité et d’humour. Cette lycéenne, âgée de 17 ans, joue de façon subtile avec les mots “je suis travaillée ainsi” (makhdouma haka). Elle veut nous signifier qu’elle n’y peut rien face à cette production sociale du stress qui pénètre en permanence dans ses différentes pratiques quotidiennes.
La singularité des histoires sociales et familiales des jeunes – qu’il s’agissait de comprendre finement – n’interdit pas d’insister sur le drame social commun des jeunes. S’ils n’ont pas connu la “guerre intérieure” (Lazali, 2018) des années 1990, ils sont plongés durant ces deux dernières décennies dans le désarroi le plus total. 
Celui-ci a une dimension sociétale qui dévoile le flou socio-organisationnel, la défiance, la force du regard des autres, les multiples autoritarismes, autant de formes d’encerclement des espaces de libertés. Ils sont contraints à la réserve, à la pudeur, au secret, au détournement constant, faisant valoir de façon incisive, une “normalité” douloureuse dans un environnement social producteur d’interdits sociaux et sexués. Les jeunes nous montrent ce besoin d’étouffer les conflits, ou tout au moins de les éviter, privilégiant par exemple une posture centrée sur la distance sociale à l’égard du père, pour une majorité d’entre eux. “C’est toujours la même chose que je fais.” L’ennui et le désœuvrement font aussi partie de leur “normalité” dans une société dominée essentiellement par la violence de l’argent (Mebtoul, 2018). En évoquant leur “normalité”, ils montrent de façon subtile l’impératif de déployer leurs propres normes pratiques pour tenter de “naviguer” dans des institutions sociales et économiques qui fonctionnent moins à la règle qu’aux relations personnelles. Ils sont constamment dans le mal-être. Étudiants, employés ou chômeurs, même si la distinction sociale et culturelle existe entre les différentes catégories de jeunes, partagent l’absence de perspectives socioprofessionnelles, soumis aux multiples incompréhensions, aux lourdeurs administratives, confrontés à un patriarcat politique qui efface l’écoute pour imposer ses seules certitudes ; autant d’éléments restitués par les jeunes, dont certains rêvent de l’ailleurs, face aux multiples interdits décrits ici, pour construire de façon libre leur avenir dans la société algérienne. 
La pertinence de l’approche qualitative privilégiée auprès des jeunes a permis de nous éclairer sur leurs manières de dire et de faire dans leur vie quotidienne, de remettre en question les clichés et les stéréotypes trompeurs sur les jeunes (paresseux, attirés par le gain facile, irresponsables, etc.), révélant à l’inverse les multiples passions cachées des jeunes (théâtre, musique, lectures, etc.) éjectées à la marge par un système sociopolitique qui n’a que faire de celles et de ceux qui souhaitent se positionner dans une logique de transformation sociale et culturelle, articulant leur avenir avec celui de la société. “Écoutez-nous”, dira un jeune, désabusé, reconnaissant que c’est la première fois qu’il est sollicité avec respect pour évoquer des pans de sa vie sociale.  L’approche qualitative attribue des sens pertinents aux mots dans toute leur profondeur, pour comprendre du dedans les multiples pratiques sociales des jeunes. Ils réinventent des façons propres à eux et entre eux pour dire leur rage de vivre, dans leurs propres espaces de sociabilité (rue, café, le stade de football, etc.). Cette “non-vie”, pour reprendre l’expression de Nabil Farès (2017), est entérinée par un système profondément bloqué, fonctionnant au statu quo et à la médiocrité (“tous les mêmes”), censurant tout ce qui est de l’ordre d’un imaginaire créatif prégnant chez beaucoup de jeunes. Il semble à présent possible de tenter modestement une synthèse générale de ce qui nous a semblé récurrent. 

Des activités marquées par la routine et l’enfermement
Elles sont décrites de façon très lapidaire, brève, laissant entrevoir l’absence de toute satisfaction dans le travail assuré par les jeunes (vendeur dans un magasin, bagagiste à l’aéroport, caissier dans un restaurant, soudeur, étudiant, etc.). Le mot “routine” semble le mieux adapté, selon eux, pour donner un “sens” très appauvri à leur activité professionnelle ou à leurs études. Assurer les mêmes actes quotidiennement produirait, selon certains d’entre eux, du “vide”, au sens d’enfermement à faire la même “chose”, sans évoluer dans son travail. Dans leur façon de présenter une journée passée dans leurs différents espaces, ils expriment un profond malaise fait de silences, de non-dits ou alors d’expressions qui indiquent que “c’est normal” de vivre les problèmes avec les professeurs, les patrons privés ou alors avec les membres de la famille. Tout indique en réalité que c’est plus par nécessité que par le libre choix, pour beaucoup d’entre eux, qu’ils assurent le travail en question ou la spécialité d’étude à l’université. La seule “rupture”, même si le mot est fort, s’opère le week-end, disent-ils, leur permettant de dormir jusqu’à une heure avancée de la journée et de profiter de moments agréables avec leurs amis ou se rendre à la plage en été.
Mohamed, 26 ans, est vendeur dans un magasin d’alimentation. Il travaille de 7h à 13h et reprend ensuite de 16h30 à 21h. Il use du verbe “stagner” pour donner un sens à son activité professionnelle, qui indique la force de la routine au cœur de son travail. Il se libère très tard dans la soirée, pour profiter d’une sortie d’une heure avec son ami. Il montre fortement que la route pesante est pour lui de l’ordre de “l’enfermement” dans son espace professionnel (le magasin). Cette routine est rompue le vendredi, lui permettant de se rendre à la plage durant l’été. Fatima, 22 ans, célibataire, est étudiante. Elle réside dans une cité universitaire d’Oran, étant originaire de la région de Mascara. Elle évoque, elle aussi, la routine d’une journée de travail et d’étude, étant parallèlement contrainte de travailler dans un centre d’appel, tout en étudiant, parce que l’argent donné par son père est très insuffisant pour subvenir à ses besoins. 
Elle évoque la difficulté de pouvoir maîtriser les deux pôles (travail et études), même si elle a choisi la filière des télécommunications. Elle se rend compte de la dureté du monde du travail qu’elle qualifie d’“impitoyable”. Elle tente de “jongler” avec ses révisions et son travail. Après une longue journée de travail, dit-elle, “je rentre à la cité, parfois, je mange, parfois, je dors directement”. La seule rupture, c’est le week-end, où elle retourne dans sa ville natale dont elle semble très attachée, sans en indiquer les raisons.   Ali, 30 ans, est chômeur diplômé. Être chômeur, dit-il, se résume en peu de mots. Dormir toute la journée et déambuler le soir avec des amis chômeurs. 
Il affirme que sa vie est un “problème”. Le “vide” est ici dramatique et totalisant, concernant à la fois son corps biologique et social. Il évoque sa trajectoire dominée par des études sur les arts effectuées à l’université, qui lui apparaissent bien illusoires dans un système social et politique qui n’a que faire de la culture artistique identifiée   faussement et arbitrairement à du “chkil”, c’est-à-dire à n’importe quoi. 
Il s’accroche à son diplôme, refusant de se plier à une reconversion professionnelle aliénante : “Je n’ai pas cherché autre chose parce que je n’ai pas étudié pour rien ! Si je fais autre chose, cela voudrait dire que je leur donne raison et, de toute façon, je rencontrerai aussi des obstacles.” Dessiner est devenu son monde à lui. “C’est plus qu’une passion pour moi. Cela me permet de m’évader de toute cette vie (silence).” Il regrette le peu d’attention accordée à l’art dans la société.

Rapport à la famille : entre fusion et logique d’évitement 
La famille est une institution sociale interprétée à la fois comme un espace conflictuel, notamment avec le père pour certains d’entre eux, ou, de façon inverse, ce sont les relations fusionnelles qui semblent dominer, en survalorisant principalement la mère, devenue un personnage incontournable dans leur vie (complicités, confidences, évocation du mariage, etc.).  On est en présence de l’ambivalence à l’égard des familles : à la fois un attachement très fort avec les proches parents et une logique d’évitement pour ne pas, disent-ils, accentuer les conflits dans l’espace domestique. La dette à l’égard de leurs parents semble aussi prégnante. Pour eux, travailler, c’est aussi s’imposer une participation financière pour soutenir le ménage. 
L’expression “nkhaffaf aâlihoum” signifie “je les allège de certaines dépenses”. Un jeune disait : “Si je pars à l’étranger, mon rêve est d’acheter une maison à mes parents en Algérie.” Mais les échanges entre les membres de la famille manquent cruellement, notamment avec père, où le style conjugal autoritaire domine. Même s’il est important d’insister sur la diversité des styles de la vie familiale, la famille est marquée et fabriquée par une société profondément sexuée (Mebtoul, Selmi, 2017). Le jeune peut dans beaucoup de cas reproduire à l’identique le rapport de domination, s’habillant du statut de “grand frère” qui a sous sa “tutelle” la charge de ses frères et sœurs.  Les interactions entre frères sont fréquentes, mais souvent très superficielles ou rares avec les sœurs marquées par le respect ou la distance sociale. L’échange avec sa mère semble être centré de façon dominante sur la question du mariage. Avec le père, le silence, l’évitement ou les non-dits sont de l’ordre de la récurrence. 

Dans le cas du double décès de la mère et du père, la reconstitution de la famille entre frères et sœurs s’opère dans une logique sociale analogue à celle de leurs parents. Autrement dit, il s’agit, pour certains d’entre eux, de reproduire la logique sociale qui est celle du père pour imposer son autorité au sein de la famille, particulièrement si le grand frère est le gestionnaire financier de la famille. Enfin, le drame familial de certains jeunes, vécu de façon douloureuse, est lié au divorce de leurs parents, ou au décès de l’un de leurs proches, provoquant de façon brutale, des déchirures profondes dans la famille, qui laissent des traces dans la vie des jeunes. 

Amina, 23 ans, étudiante, évoque de façon récurrente l’expression “se vider la tête”, qu’elle définit comme la fuite des problèmes et donc ne pas penser aux mauvaises choses, en pratiquant le yoga et aimant profondément la photographie. La perte de son frère âgé de 19 ans dans un accident de la route va être de l’ordre d’un marquage négatif sur les relations familiales, bouleversant le fonctionnement familial antérieur à cet évènement douloureux. Tout ne sera plus comme avant. Le père va fuir dans son travail (“depuis qu’il a perdu son fils, il s’est lui-même perdu”), sa mère n’ayant plus la force de cuisiner, oblige sa fille à une errance et à une évasion chez les voisins. “Je passe la plupart du temps toute seule, au milieu d’un vide de tout, même de sentiments, mais je fais avec…”
Fouad, 28 ans, est employé. Ils sont trois frères. Il évoque de façon positive les relations familiales “comme tout ce qui a de plus normal”. Mais il précise tout de même que la complicité relationnelle se construit fortement avec la mère. Il indique la forte présence affective et cognitive de la mère dans la structure familiale. Écoutons-le : “Pas vraiment d’échanges, juste moi et ma mère. Nous discutons de tout, de ma vie, de mes amis, des filles. Elle me raconte aussi ses souvenirs quand elle était jeune.” 
Kamel, 28 ans, est cadre à Sonatrach. Il évoque de façon très explicite sa relation brouillée, tendue et désormais distante avec son père, avec qui il lui semble jusqu’à présent difficile de nouer le dialogue. Celui-ci ne lui a pas pardonné son aventure avortée (“harga”) pour un pays étranger. 
Projetant de faire sa vie à l’étranger avec son ami, celui-ci s’est désisté à la dernière minute, l’obligeant à quitter la barque qui devait les transporter. 
“Mon père m’a jeté dehors un bout de temps… Puis il m’a laissé revenir. Il n’a pas accepté que son fils puisse braver l’interdit familial.” A contrario, sa mère est sa confidente. Il lui parle de tous ses problèmes. “C’est la seule qui m’écoute vraiment.” Nos recherches antérieures sur “famille et santé” ont pu montrer la prégnance des rapports de pouvoir qui structurent profondément son fonctionnement ; celui-ci est profondément conditionné par le politique qui lui donne sens tant sur le plan juridique que par la volonté de le “biologiser”, en évoquant le terme mystificateur de “cellule de base” pour caractériser la famille, permettant d’effacer sa fabrication sociopolitique (Cression, Mebtoul, 2010). 

La seule compensation : les amis sacralisés
Pour faire face à l’absence d’attrait dans leur travail ou leurs études, la seule échappée pour les jeunes est la rencontre intense avec les amis qui sont en général, “ouled l’houma” (les fils du quartier”). Plus que la famille, les amis sont de l’ordre de la sacralisation. Il est en effet possible de partager les mêmes référents, goûts, distractions, et de nouer des interactions de proximité, en mobilisant le même langage, de privilégier des logiques de connivence, de complicité et de partage de tout (idées, vêtements, argent, etc.). Ils évoquent le mot “frère” pour caractériser leurs amis. 
Il est possible de diversifier ses amis selon les centres d’intérêt communs (religion, sport, etc.). L’activité assurée ensemble contribue à construire aussi de l’intime et une expression plus libre entre eux. 
La fille semble rarement identifiée à une amie, mais davantage à une “copine”. Ce qui semble différent. Il est plus aisé de changer de copines que d’amis. 
Pour certains, la mobilisation des réseaux sociaux semblent renforcer les échanges, enrichir leurs connaissances. 
Rachid, 17 ans, est stagiaire à l’école du chantier de l’association Sidi El-Houari (Oran). Il est passionné par le théâtre ; même si cette activité culturelle est peu appréciée par le père et l’un de ses frères. Les moments de sociabilité les plus intenses ont lieu avec ses amis qui deviennent ses potes, avec qui, dit-il, il est possible de s’éclater, de mettre en valeur ses qualités artistiques où dominent la créativité, l’imagination et la liberté temporairement retrouvée grâce au théâtre. Parce que les interactions familiales sont marquées par “l’ennui”, il s’oriente résolument vers ses amis qu’il choisit en fonction de ses centres d’intérêt, lui permettant d’oublier un tant soit peu les problèmes vécus dans la famille et les multiples interdits qui briment sa passion pour le théâtre. 
Amine 24 ans, vendeur dans un magasin de faïences, accorde une importance considérable à ses amis. Il les identifie à ses “frères” qui lui permettent de nouer des interactions profondes  avec eux, qui sont de l’ordre de l’intimité, de l’échange intense et d’un partage sans retenue. “Mes amis, ce sont mes frères, je partage tout avec eux, et ils partagent tout avec moi.” Il semble être dans une socialisation amicale intense  qui efface toutes les autres activités impossible de concrétiser, quand toute sa pensée est orientée vers ses amis. “À part les heures de travail,  je ne fais rien, ni sport, ni lecture... Je ne regarde pas de séries, et en même temps, j’aimerais faire tout ça, mais je ne le fais pas, car je ne peux pas me passer du temps avec mes amis.”

Associations : distanciation, exclusion, zaïmisme et bienfaisance 
Notre étude qualitative montre quatre aspects  importants :
-L’absence d’incitations qui auraient pu leur permettre d’intégrer des associations autonomes du pouvoir ; “nous ne sommes pas informés”. “Personne ne nous l’a dit”. En affirmant leur non-adhésion à une association, ou en répondant de façon très brève, pour celles ou ceux qui sont au plus bas de l’échelle sociale, le mot “association” reste encore de l’ordre de l’abstraction, identifiant celle-ci à l’entraide matérielle des autres qui sont dans le besoin.
-Le “zaïmisme” semble être au cœur du fonctionnement de certaines associations. Elles semblent décourager certains jeunes à franchir le pas pour intégrer une association. Elles opèrent dans l’exclusion de certains jeunes. “J’ai passé trois mois, et j’ai été renvoyé, parce que je voulais parler à une fille” ; ou encore, “j’ai quitté l’association parce que cela ne plaisait pas”. Autrement dit, l’absence d’ouverture et de liberté de la parole est aussi transversale à certaines associations accaparées par le “chef”, devenant l’homme à tout faire…  S’habillant de façon totalisante du statut de président.
-La distanciation avec les associations n’est  donc pas toujours le fait des jeunes qui aspirent  profondément à pratiquer certaines activités culturelles. Cette absence de proximité sociale a pour effet pervers d’interdire la concrétisation de  certains de leurs rêves. Certains affirment de façon forte et explicite l’intérêt qu’ils portent au théâtre, à l’apprentissage de certains instruments de musique, au chant, à la lecture, etc. Nous sommes bien en présence d’aspirations brimées, censurées et profondément enfouies dans l’inconscient du jeune. Certains jeunes ne manquent pourtant pas d’initiatives : création d’un club de lecture dans le domicile familial, la participation active dans une association d’astronomie, etc. Mais force est de constater que le travail associatif ne semble pas avoir acquis un titre de noblesse reconnu socialement, à l’exception de quelques associations dynamiques. Le temps libre est principalement consacré aux amis, à regarder la télévision et au monde numérique (les réseaux sociaux). 
-Il n’est dès lors pas étonnant que pour certains  jeunes, le mot association se limite aux activités caritatives. Il s’agit, pour eux, de faire du “bien” pour les gens pauvres, les enfants orphelins, etc.  Pour les jeunes de conditions sociales modestes, l’entraide ne consiste pas à la remise de l’argent ou autres moyens logistiques, mais de contribuer  activement de par sa présence à certains actes : distribution des repas, l’entraide pour leur préparation, etc. On peut le dire autrement : l’engagement des jeunes s’inscrit dans une forme sociale de bienfaisance. Soutenir, aider des personnes  par des formes de mobilisation qui engagent leur personne. Il s’agit ici de reproduire ce que font les jeunes dans leurs quartiers, en se mobilisant durant les évènements de la vie (mariage  ou décès d’un voisin). Les jeunes sont porteurs d’énergies créatrices souvent cachées, ou socialement peu reconnues par le système social et politique, mises en branle durant le Hirak pendant plus d’une année. 


Références bibliographiques

-Cresson G., Mebtoul M., 2010, (sous la direction), famille et santé, Rennes, Presses de l’Ehesp.
-Farès Nabil, 2017, L’Etrave. Voyage à travers l’islam, Alger, Barzack.
-Lazali Karima, 2018, Le trauma colonial. Enquête sur les effets psychiques et politiques de l’offense coloniale en Algérie,  Alger, Koukou.
-Mebtoul Mohamed, 2018, Algérie. La citoyenneté impossible ? Alger, Koukou.
-Mebtoul M.,Salemi O., 2017, La relation fusionnelle mère-enfant diabétique, revue Naqd ? n° 35, 99-116.
-Mebtoul M.,  2019,  (sous la direction), “Voix multiples des jeunes, passions brimées, perceptions et attentes des jeunes de 16 à 32 ans”, Rapport de recherche, dans le cadre du projet “Nya –Pour une culture de la paix” coordonné par l’association Sidi-El-Houari, 88 pages.

-L’étude auprès des jeunes a été menée avec la participation de l’association El-Houari (Oran) présidée par le docteur Kamel Brixi. Je remercie les adhérents de l’association qui se sont investis sur le terrain pour mener avec passion les entretiens avec des jeunes de conditions sociales diversifiées.


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