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Culture / Culture

Projet de coopération sur le transfert de connaissances pour la production de bijoux

80 artisans formés par des experts brésiliens à Tamanrasset

Eduardo Botelho Barbosa, ambassadeur du Brésil à Alger.©D. R.

Une école-pilote sur le “transfert de connaissances pour la production de gemmes lapidées, de bijoux et d’artisanat minéral”, implantée à Tamanrasset, a vu la formation de pas moins de 80 artisans de la région, par l’Association brésilienne des petits et moyens producteurs de pierres et bijoux similaires, et l’Agence brésilienne de coopération.

Les 11 et 12 décembre derniers, l’ambassade du Brésil à Alger a abrité une exposition-vente d’œuvres artisanales de la ville de Tamanrasset. Cette manifestation a été organisée dans le cadre du fin des cycles de formation de l’école-pilote de taille de gemmes, de fabrication et de design de bijoux et d’artisanat minéral, initiée dans le cadre d’un projet de coopération technique entre le Brésil et l’Algérie, intitulé “Transfert de connaissances pour la production de gemmes lapidées, de bijoux et d’artisanat minéral”. Cette initiative appuyée par le ministère de l’Aménagement du territoire, du Tourisme et de l’Artisanat, se veut “une vitrine pour faire connaître les produits réalisés par les élèves artisans locaux ayant bénéficié de cours de formation dans divers modules, principalement la taille de gemmes, l’orfèvrerie et le design”, est-il indiqué dans le communiqué de presse. Pour rappel, cette école-pilote a ouvert ses portes le 15 novembre 2013, à Tamanrasset. Durant trois ans, pas moins de 80 artisans ont bénéficié de diverses formations par des encadreurs de l’Agence brésilienne de coopération et l’Association brésilienne des petits et moyens producteurs de pierres et bijoux similaires.    
Lors du vernissage qui s’est tenu dimanche, à la résidence de l’ambassadeur du Brésil, Eduardo Botelho Barbosa, en présence de la ministre chargée de l’Artisanat Aïcha Tagabou, une dizaine d’artisans touareg étaient présents pour l’exposition de leurs œuvres magnifiquement travaillées à base d’argent et de pierres précieuses. Dans son allocution, Aïcha Tagabou a salué le “résultat d’un travail accompli. Ma satisfaction est d’autant plus grande, car cela est le résultat d’une ferme détermination”, a-t-elle indiqué. Et de renchérir : “Le défi qui nous a été imposé était unique ! Nous avons réussi ensemble un véritable transfert de connaissances, de savoir-faire, entre vos formateurs et nos artisans.” Dans son discours, la ministre a également salué les formateurs brésiliens qui ont “consenti avec abnégation à transmettre leur connaissance dans ce domaine”, et ce, sans oublier les Algériens qui “sont devenus aujourd’hui, des maîtres artisans”. Pour sa part, l’ambassadeur Eduardo Botelho Barbosa a indiqué, à propos de cet échange, que “l’option de partenariat brésilien et l’apport du savoir-faire de nos artisans se basent strictement sur des échanges techniques Sud-Sud. L’une des caractéristiques de ces échanges Sud-Sud est de contribuer au développement socio-économique de nos partenaires suivant leurs volontés. Ces échanges s’appuient sur des bases non commerciales”. Et d’ajouter quant à ce projet : “Lors de cette formation par les experts brésiliens, ces derniers ont pris soin de ne pas dénaturer le style typique des Touareg. Ces bijoux sont reconnaissables, nous retrouvons les origines targuies : fortes et spirituelles.” Suite à cet apprentissage, l’ambassadeur a précisé que les artisans ont “gagné en expérience”. D’ailleurs, pour l’année prochaine, “24 élèves seront envoyés au Brésil, pour approfondir leurs connaissances”. Et à l’ambassadeur de conclure : “Nous allons travailler sur le coopérativisme pour la pérennité de ce projet.”
Concernant cet échange, cette initiative sera conclue par “la constitution d’une coopérative qui sera dédiée à la production et la commercialisation des bijoux réalisés exclusivement avec les matières premières de la région”. À ce sujet, l’ambassadeur brésilien a souhaité voir “ces bijoux touareg exportés”.

H. M.


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