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Culture / Culture

L’artiste peintre français Serge Renaud à propos du festival

“À Raconte-Arts, c’est la liberté d’expression qui domine”

L’artiste Serge Renaud. © Tighilt/Liberté

Originaire de la Roche-sur-Yon, en France, l’artiste peintre Serge Renaud est depuis jeudi dernier à Tiferdoud, dans le cadre du festival Raconte-Arts, où il réalise une série d’aquarelles et de croquis immortalisant ainsi ces moments de liesse et des scènes de vie du village et du festival.
Muni de son calepin, cet artiste œuvre d’un coin à un autre pour “soustraire” au temps qui passe quelques instants d’émotion à travers des lignes, coudées l’une à l’autre, pour former le sujet à immortaliser. “C’est la première fois que je participe au festival Raconte-Arts, j’avoue que c’est magnifique avec un échange entre les gens et un accueil très chaleureux de la part des villageois. Je constate une intense activité, et je n’arrive pas, à vrai-dire, à être partout tellement il y a beaucoup de choses à voir et à écouter, et c’est surtout très créatif de la part de chacun”, dira Serge Renaud. Et d’ajouter : “Ce qui domine le plus, c’est cet élan naturel de l’art dans toute sa simplicité, sans chercher à cacher quelque chose de glorieux. Également, c’est la liberté d’expression qui domine.” Concernant sa participation à Raconte-Arts, l’artiste avoue que “personnellement je me balade dans le village pour faire des croquis à la fois du village et des villageois. Il s’agit de dessins rapides qui cherchent toutefois à être représentatifs de Tiferdoud et de chaque moment de Raconte-Arts. Je fais aussi quelques aquarelles de façon à mettre un peu de couleur, puisque la Kabylie est aussi un monde de couleurs”.
Pour Serge Renaud, à travers les dessins réalisés à Raconte-Arts, c’est un travail de mémoire qui est élaboré. “Dès l’instant où l’on entame le dessin, il y a un travail de mémoire qui est fait automatiquement. Ce n’est pas comme en photographie où l’action est très rapide ; là, le fait de dessiner nous permet de nous concentrer sur l’évènement et, systématiquement, y a plein de choses qui se fixent dans notre mémoire.”
Par ailleurs, il est à souligner que Tiferdoud abrite des expositions d’arts plastiques, dont celle de l’artiste peintre Taos Ben Amara, originaire de Aïn El-Hammam. L’artiste a trouvé refuge dans une ancienne maisonnette en pierre où elle expose ses peintures composées de symboles berbères et où la couleur domine. Pour Taos, l’art du symbole est une histoire de famille puisque, dira-t-elle, “je suis née dans une maison kabyle, j’ai trouvé ma grand-mère qui travaillait le tapis ; du coup, les couleurs et les symboles m’ont inspirée. Y avait aussi mon père, dont j’aimais les dessins. Concernant ma technique, j’utilise plus l’aquarelle et la gouache sur papier”.


K. Tighilt

 


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