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Culture / Culture

L’horlogerie ne meurt pas à Hammam Bou Hadjar (Aïn Témouchent)

Abdelmadjid Saâdouni perpétue le métier de son père Moha

L’horloger Saâdouni Madjid dans son atelier. © D.R.

Être horloger ou réparateur de montres de nos jours, notamment avec la modernisation et le développement des nouvelles technologies demande une bonne dose d’amour. Désormais, la réparation des montres fait partie de ces métiers qui relèvent du monde de l’artisanat, à l’image du moulin à blé ou le tissage qui font partie du patrimoine ancestral.  Abdelmadjid Saâdouni, 45 ans est l’unique horloger de la wilaya de Aïn Témouchent. Il continue de rendre service à tous ceux qui connaissent la valeur de la montre. En fait, Madjid comme l’aiment à l’appeler ses nombreux clients, a hérité ce métier de son père Moha décédé à l’âge de 93 ans (1916-2009) lui-même ayant l’appris d’un ressortissant espagnol qui a quitté le pays au lendemain de l’indépendance. Derrière la  table de travail de son magasin situé au boulevard Émir-Abdelkader, Madjid refuse la disparition de son métier, tant qu’il arrive à s’en sortir et à s’occuper de sa famille. ‘‘J’ai appris à réparer toutes sortes de montres au contact de  mon défunt père. Il m’a permis d’exercer ce métier avec un grand dévouement et amour depuis 24 ans”, nous confie Madjid qui ajoute : ‘‘Mon plaisir est de parvenir à satisfaire mes clients,  surtout quand je répare  les pannes les plus compliquées mais généralement ce sont des problèmes de piles, de bracelets ou de verres cassés qui meublent mes journées. Dans la plupart des cas, les prix de réparation sont symbolique, hormis la restauration d’horloges et de pendules anciennes qui demandent plus de concentration”. Mais Madjid sait que pour tenir le coup, il a  tout intérêt à se mettre à l’heure de l’évolution technologique pour ne pas hâter la disparition de son métier. Car ce n’est pas tous les jours qu’on lui ramène des pendules mécaniques anciennes. ‘‘Les amateurs de la fabrication de luxe ne courent pas les rues surtout pour les pendules qui agrémentent les salons de séjour et que les propriétaires veulent fonctionnelles car considérées plus utiles’’. En dépit de l’avènement du téléphone portable qui dispose d’une horloge électronique, il se trouve qu’il y a des personnes qui connaissent la valeur d’une montre alors que d’autres ont pris l’habitude de s’en servir. D’où l’espoir de Madjid de continuera d’exercer de voir ce métier perdurer dans le temps… en hommage à son père Moha.


M. LARADJ

 


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