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A la une / Culture

L’image sculpturale de Hadj M’rizek saccagée à Alger

Acte de vandalisme ou de l’inquisition ?

La sculpture saccagée à coups de massue © Louhal/Liberté

L’image sculpturale à l’effigie du chanteur chaâbi El Hadj M’rizek,  a été saccagée  à coups de massue durant la nuit du 19 au 20 septembre, a-t-on constaté durant la matinée du mercredi dernier. Renseignement pris auprès d’un habitué de Qahwat Tlemçani, ce citoyen a exclu d’emblée que l’acte d’incivilité soit l’œuvre d’un chahut d’enfants ! : “Cela ne peut-être l’acte d’un gosse, du fait que la gravure est rivée en haut du mur, donc inaccessible et hors de portée pour un bambin, aussi espiègle soit-il”, a-t-il dit. Avoué ainsi du bout des lèvres, cela ne fait pas l’ombre d’un doute qu’il y ait comme un air d’inquisition et que la gravure ait été vandalisée par un adulte, eu égard à l’intensité des coups assénés de haineuse manière à la gravure. D’ailleurs, il ne reste plus rien du portrait défiguré, éparpillé en moult morceaux. Située rue d’El Mourabitine à Bab El Bah’r ou le quartier de la marine et à hauteur de l’avenue Amilcal-Cabral, la  stèle qui a été érigée à la mémoire du chantre de la musique chaâbi Arezki Chaïb dit Hadj M’rizek (1912-1955), sur la place aménagée et baptisée au nom de l’interprète de l’indétrônable qasida El Qahoua ou latay, n’a eu de cesse d’être souillée tant avec d’inélégants coups de boutoir, que l’auvent qui est au-dessus du portrait sert à présent de perchoir aux pigeons, alors que le socle de la stèle sert à stocker le pain rassis pour les volatiles. Certes, il est triste d’évoquer ce monument du genre musical chaâbi en ces termes, mais force est d’admettre que l’image souille la mémoire de l’enfant prodige de La Casbah et pollue également l’enseigne du café mythique Tlemçani, choisi pour offrir la “diaffa aux qaâdate kif z’man” (rencontres conviviales d’antan). Bien entendu qu’il y a du bon à nourrir les pigeons, à condition de nettoyer la fiente aux alentours du monument de l’idole des jeunes d’antan et d’aujourd’hui. Alors, le mieux n’est-il pas de réhabiliter au plus vite la placette Hadj-M’rizek qui avait abrité  on s’en souvient Les nuits de l’andalou ?


Louhal Noureddine

 


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