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Culture / Culture

L’exposition “L’héritage du futur” se déroule à Alger

Alger by night à travers l’objectif de Mohamed Malik Laddi

Une œuvre de Malik Laddi. © Louhal/Liberté

La galerie d’art Ahmed et Rabah-Asselah abrite jusqu’au 7 avril cette exposition de photographies, qui regroupe une vingtaine de clichés en noir et blanc sur les rues de la capitale.

La rue ! C’est la scène où s’interprètent les choses de la vie et où le piéton en est l’acteur. Ainsi donc, la rue s’exhibe dans l’œilleton du photographe lorsqu’il saisit l’instant d’une tranche de vie. En ce sens, le chasseur d’image feuillette la rue où le décor change au gré du contexte qu’il immortalise d’un “clic”. Alors, heureux comme le photographe qui braconne au hasard d’inopinées scoop mais aussi de l’insolite qui s’esquisse à chaque coin de rue. C’est le cas d’Alger, où le chaos urbain de nos trottoirs s’ajoute à la morosité ambiante. Alors, dès lors qu’il a un œil aiguisé et des ressorts bien huilés, l’artiste-photographe Mohamed Malik Laddi produit de l’art à travers le thème “L’héritage du futur”. Au demeurant, l’essentiel de son exposition de photos à la galerie d’arts Asselah-Hocine se focalise sur “le vis-à-vis” d’une ville “édifiée au jeu du Lego”. Mieux, l’image conte “la face d’une capitale” et tout ce qu’elle charrie de situations burlesques. Première étape l’escalier de “la vie” sis à la rue Colonel Si El Houas (1923-1959) où a été tournée l’inégalable scène du policier bedonnant qui courait après l’espiègle chérubin dans le film documentaire Tahia Ya Didou du regretté Mohamed Zinet (1932-1995). Plutôt album qu’une exposition, les photos de Malik Laddi esquisse le sourire mais suscite aussi le haut-le-cœur, notamment à la vision de ces bus repoussants et poussifs qui enlaidissent désormais la place des Martyrs. Et comme si la laideur ne suffit pas au malheur d’Alger “ville morte”, voilà que s’ajoute le précepte religieux de l’après-midi du vendredi qui crée de la désertification après le rituel. Autre concept, le vivre-ensemble qui se sacralise au “cœur de la cathédrale” dont l’aspect austère crée également le désert au bazar-tunnel de la rue Larbi-Ben-M’hidi. Vingt photos ! Mais pourquoi vingt ? Est-ce en relation avec la légende du héros Hercule et ses vingt compagnons qui accostèrent à Alger ? Ça en a tout l’air, du fait qu’il y a l’air marin de Ya Rayah, ses pêcheurs à la ligne et le Titanic qui a jeté l’encre à la pêcherie et au bas du quartier des “drabez” (rampes). Outre cela, il y a de l’humour à l’aide de l’éternel “Spak spak” de feu Hadj-Abderrahmane (1940-1981) alias l’Inspecteur Tahar qui est inscrit au fronton d’un taxiphone. De la même manière qu’une visite guidée, “l’image parle d’elle-même” et est aussi l’idéal argument pour exhorter le passant à ne plus passer à côté de l’esthétique architectural que recèle Alger, a-t-on su de l’étudiant Mohamed Malik Laddi qui s’est lié aux liens de l’autodidactie avec la photo. Mieux que ça, l’expo n’est en fait qu’une excursion nocturne eu égard au noir et blanc qui éternisent les œuvres de Malik Laddi. Alors et si vous rêvez d’amour, il y a la spontanéité du cadenas sur le pont du Télemly. Mais allez-y donc vers “l’héritage de La Casbah” qu’il vous est loisible d’admirer jusqu’au 7 avril prochain.


Louhal Nourreddine


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