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Culture / Culture

“La bataille pour Sébastopol” en ouverture de la semaine du film Russe en Algérie

Alger sous les feux de Liudmila Pavlitchenko

©D. R.

Cette manifestation qui s’étalera jusqu’au 8 juillet dans les cinémathèques d’Alger et d’Oran verra la projection de sept œuvres traitant de différentes thématiques, notamment la guerre, la comédie, l’amour… de la nouvelle vague de réalisateurs russes. Pour l’ouverture, le public a découvert un film bouleversant sur le parcours de Liudmila Pavlitchenko, l’une des plus grands snipers durant la Seconde Guerre mondiale.

Du 2 au 8 juillet, le cinéma russe s’invite en Algérie, à travers la projection de sept œuvres récentes (2015-2016) dans les cinémathèques d’Alger et d’Oran. Pour la soirée d’ouverture, l’assistance fort nombreuse, dimanche soir, a eu droit à l’œuvre La bataille pour Sébastopol, de Sergueï Mokritski. Pour l’ambassadeur de Russie accrédité à Alger, Alexandre Zolotov, cette semaine du film russe en Algérie est réalisée dans le but de faire revivre ce cinéma dans le pays. “Nous nous sommes aperçus que la Russie est restée longtemps absente du paysage cinématographique algérien. Alors, le ministère de la Culture de mon pays a pris l’initiative de proposer à l’Algérie d’organiser cette manifestation”, a-t-il informé lors d’un point de presse à l’issue de la projection.
Selon l’ambassadeur, Azzedine Mihoubi, ministre de la Culture, ainsi que Lyès Semiane, directeur de la Cinémathèque algérienne, ont été “très réceptifs à cette proposition, donc nous avons planifié ensemble cet événement”. À propos de la programmation, Alexandre Zolotov a indiqué avoir “ramené sept œuvres qui proposent différentes thématiques, notamment des films de guerre, des comédies, d’amour…, et ce, pour montrer aux amateurs du 7e art la diversité de la production russe de la nouvelle vague de réalisateurs”.  Questionné sur une éventuelle coproduction entre les deux pays, l’ambassadeur a indiqué avoir apprécié les films coproduits par l’Algérie avec des pays étrangers, et qu’il réfléchissait “à proposer ce projet au ministère de la Culture”.  À l’occasion de l’ouverture de cet événement, le public a pu découvrir un film très touchant tiré d’une histoire vraie, La bataille pour Sébastopol (2015, Russie-Ukraine), de Sergueï Mokritski, qui revient sur le parcours de Liudmila Pavlitchenko (Youlia Peressild), l’une des plus grands snipers durant la Seconde Guerre mondiale. La jeune fille avait un avenir prédestiné à devenir une femme au foyer, à s’occuper des gamins, mais la vie en a décidé autrement. La guerre contre les nazis l’a amenée à intégrer le front pour combattre l’ennemi. La trame du film commence aux USA en 1942, où elle devait animer une conférence de presse pour inciter les Américains à rejoindre l’URSS sur les champs de bataille. À cette occasion, la jeune femme de 25 ans se lie d’amitié avec Eleonor Roosevelt (épouse du président Franklin Roosevelt), à qui elle confie son histoire peu commune. Entre flash-back et présent, le réalisateur nous fait découvrir le quotidien tumultueux de Liudmila, dont la vie et la mort se livraient une longue bataille. Surnommée par la presse “Dame Mort” (elle a assassiné plus de 309 nazis), cette tireuse d’élite a connu la souffrance, le machisme (elle a dû se battre pour démontrer qu’elle valait plus que 1000 hommes), mais surtout la perte de ceux qu’elle a aimés. Cette œuvre ne retrace pas seulement le destin de cette légendaire sniper, elle met en exergue la femme courage, toutes celles qui ont sacrifié leur confort, l’amour et leur féminité pour leurs idéaux ; malgré leur “fragilité”, elles ont assumé tous les malheurs du monde. Concernant le programme concocté pour cette semaine du film russe en Algérie, les cinéphiles d’Alger et d’Oran (à partir du 4 juillet) auront la possibilité de découvrir notamment le film de guerre Le bataillon (2015, 120 mn) de Dimitri Meskhiev, Le gars de notre cimetière (2015, 90 mn) d’Anton et Ilia Tchijikov, Le carrosse vert (2015, 94 mn) d’Oleg Assadouline, et Le fantôme (2015, 115 mn) d’Aleksandr Voïtinski.

Hana Menasria  


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