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Culture / Culture

Sortie du 2e album du groupe de Metal Lelahell

“Alif”, l’épopée d’un apprentissage

Après leur album “Al insane… the (re) birth of Abderrahmane”, le groupe de Death metal Lelahell, formé par Redouane Aouameur, doyen du genre en Algérie, le bassiste Ramzy Curse et le batteur Skander Siam, a donné un concert, samedi dernier au Parc Dounia, à la faveur de la sortie de leur second opus, “Alif”.
Sortis aux éditions “Ostowana” en Algérie et au Label indépendant “Metal age” en Europe, les dix titres sont la continuité du précédent disque, qui raconte l’épopée du personnage Abderrahmane. La renaissance et l’apprentissage de ce dernier, se fait justement à partir de la lettre “alif”, première  de l’alphabet arabe. Musicalement, nous dira Aouameur, cette suite est différente : “On y a inclus des éléments beaucoup plus techniques et une touche plus algérienne. Cette dernière est la partie mélodique de l’album, avec des rythmes peu conventionnels pour ce genre musical. Bien sûr, il y a toujours cette brutalité caractéristique du death metal, avec sa puissance et ses rythmes très rapides. C’est un album plus abouti et plus travaillé”. “Paramnesia”, “Ribat Essalam” ou encore “Adam the first” sont les quelques titres, portés par des riffs et une batterie énergiques, ainsi que les growls de Aouameur, les rythmes saccadés et ceux plus calmes, comme l’intro du titre “Litham (the reach the kal Asuf). Le choix de ces deux labels, dira le leader, est dû à “Les Algériens n’ont pas les moyens de s’acquérir l’album physique autre que via internet. On a pensé à notre public en mettant à sa disponibilité notre musique, afin de rendre les choses plus faciles pour le metalleux algérien”.
Les fans, qui se sont déplacés, pour certains, d’autres wilayas, ont pu se retrouver et communier. Massil, 18 ans, est l’incarnation même du fan de Metal : chevelure ondulée, t-shirt à l’effigie d’un groupe de Metal, il  s’est déplacé avec un ami néophyte. Ce dernier nous dira : “Même si je ne m’y connais pas vraiment en Metal, pour moi, il est important d’encourager les artistes locaux. Nous avons peut-être des Eminem ou des Aznavour qui ne demandent qu’à être révélés.” Pour Massil, ce genre d’évènements permettent au Metal de survivre. “Ça donne une visibilité aux groupes. Dans le contexte actuel notamment, avec les protestations qui se font un peu partout. Il faut que l’on sache qu’il y a des gens qui s’opposent à ses protestations. Une autre partie de l’Algérie est pour la tenue de concerts et d’évènements culturels.”  

Yasmine Azzouz


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