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Culture / Culture

Elle était l’une des dernières légendes de la Soul

Aretha Franklin tire sa révérence à l’âge de 76 ans

Aretha Franklin est décédée jeudi dernier à son domicile à Detroit. ©D. R.

Celle qui fut surnommée “Soul queen” aura laissé derrière elle un héritage musical, culturel et symbolique des plus impressionnants : icône de la lutte noire aux États-Unis, références de plusieurs générations d’artistes, 33 albums-studios et plus de 75 millions de disques vendus à travers le monde.

Jeudi dernier fut un triste jour pour le monde de la musique. Une de ses dernières légendes, Aretha Franklin, est décédée, après de longues années de lutte contre la maladie, dans la ville de Détroit (État du Michigan), a révélé la famille de l’artiste dans un communiqué. Dans ledit texte, transmis à la presse par l’agent de la défunte, Gwendolyn Quinn, les proches de Franklin disent ne pas être “en mesure de trouver les mots appropriés pour exprimer la peine qui déchire notre cœur. Nous avons perdu la matriarche et le roc de notre famille. L'amour qu'elle avait pour ses enfants, ses petits-enfants, ses nièces, ses neveux et ses cousins était illimité”, rapporte l’Agence France Presse (AFP).
En soins palliatifs depuis plusieurs jours, l’état de santé de la chanteuse s’était dégradé à partir de 2010, après la découverte d’un cancer du pancréas, rapportent les médias américains. La disparition de ce monstre sacré de la chanson a suscité de nombreuses réactions. Parmi elles, celle de l’ancien président des États-Unis, Barack Obama, pour lequel Franklin a chanté lors de son investiture de 2009.
Sur son compte Twitter, il dira : “Aretha a redéfini l’expérience américaine. Dans sa voix, on pouvait ressentir notre histoire, notre pouvoir et notre douleur, nos heures sombres et notre lumière, notre quête de rédemption et notre respect que nous avons arraché. Que la reine de la Soul repose en paix”. L’autre pointure de la Soul, Diana Ross, a quant à elle, dédié un petit message à la mémoire de l’auteure-compositeur en ces termes : “Je prie pour le merveilleux esprit que fut Aretha.” Celle qui fut surnommée “Soul queen” (reine de la Soul) ou encore “Lady Soul” (mademoiselle Soul), aura laissé derrière elle, un héritage musical, culturel et symbolique des plus impressionnants : icône de la lutte noire aux États-Unis, références de plusieurs générations d’artistes, 33 albums-studios et plus de 75 millions de disques vendus à travers le monde, elle devient, au fil de sa carrière prolifique, une légende vivante. Après plusieurs années infructueuses au sein du Label “Columbia”, de 1956 à 1967, elle signe avec “Atlantic Records”, où elle enchaîne les succès. La première année de son arrivée au Label d’Ahmet Ertegun, elle reprend “Respect”, composé par l’autre légende de la Soul et du Rythme and Blues, Otis Redding, auquel elle inclura de nouvelles paroles.
Le titre devient rapidement un hymne féministe et antiségrégationniste, et lui vaudra les deux premiers “Grammy Awards” de sa longue carrière. Les années suivantes, elle enchaîne les succès avec “I say a little prayer, a natural woman, ou encore Think”, qu’elle reprend d’ailleurs dans le film “Les Blues brothers”. Dans les années 1970, c’est un retour aux sources qui s’opère chez la chanteuse, avec un album gospel qui renvoie à ses années passées en tant que choriste à l’Église baptiste de Détroit, au sein de laquelle officiait son père.
À partir des années 1980, elle collabore avec de nombreux artistes d’horizons divers. Durant cette décennie, elle fait son entrée au “Rock’n’roll Hall of Fame”, aux côtés de Marvin Gaye, B. B. King, Elvis Presley ou encore Chuck Berry.

Yasmine Azzouz/AFP


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