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Culture / Culture

Il a été organisé par l’université Alger 2

Atelier littéraire sur l’autofiction

© D.R

Le département de français de l’université d’Alger 2 a abrité dernièrement un atelier doctoral avec l’écrivain et reporter Mustapha Benfodil. Durant cette rencontre organisée par le maître de conférence Sabrina Fatmi, l’œuvre romanesque et poétique du reporter a fait l’objet de plusieurs analyses à travers les communications des doctorants en 1re, 2e et 3e années.

L’intertextualité, l’autofiction, l’éclatement des genres, la liminarité ou encore la subversion ont été les axes abordés par les chercheurs. De Zarta, premier roman publié en 2000 aux éditions Barzakh, à Archéologie du chaos (amoureux) en passant par Body Writing, les interventions se sont tour à tour attelées à l’analyse des textes de Benfodil, à l’image d’une intervention qui s’est intéressée aux caractéristiques du personnage liminaire dans la pièce Le point de vue de la mort, représentées par le protagoniste. “La liminarité”, a fait savoir la doctorante, “est le fait de rater des rites initiatiques importants socialement.

Tout au long de la pièce, le personnage de Moussa, au seuil de la vie et de la mort, parle à son dictaphone et énumère les dérives de sa société”. Pour une autre intervenante, qui a travaillé sur le roman Archéologie du chaos (amoureux), qualifier cette œuvre de “roman” devient réducteur, dès lors qu’elle “frôle les frontières des genres littéraires sans réellement s’inscrire dans aucun d’eux”. Dans le même registre, il a été question, à travers les communications suivantes, de l’hybridité générique présente dans le dernier roman de Benfodil, Body Writing (Barzakh, 2018), “un roman protéiforme, où s’entremêlent dessins, photos, poème et prose, ainsi que plusieurs genres que sont le journal intime, le récit épistolaire, le reportage, la chronique et le roman de témoignage.

À cela s’ajoute un registre linguistique riche, qui forme au final une unité originale qui laisse un effet particulier chez le lecteur”. Se voulant une “lecture analytique de l’intertextualité” qui se manifeste dans Archéologie du chaos (amoureux), une autre lecture de ce texte littéraire avait pour objectif d’étudier les marques de l’intertextualité présentes dans ce roman qui “enfreint les normes classiques de l’écriture, provoquant ainsi un éclatement scriptural qui résulte d’une fragmentation de l’œuvre, autant sur le fond que sur la forme”.

À noter que l’écrivain a longuement échangé avec les intervenants sur son œuvre, son parcours littéraire, la part autobiographique de ses textes, ainsi que les évènements marquants qu’on retrouve dans certains de ses romans. 

 

 

 

R. C. 


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