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Culture / Culture

Soirées ramadhanesques à Tamanrasset

Au rythme de la poésie et du vers

Les invités de la 2e édition des soirées poétiques ©R. Kareche/Liberté

La 2e édition des soirées poétiques, initiées par l’association culturelle des leaders de l’art pour la promotion des activités de jeunes à Tamanrasset, a permis de découvrir des virtuoses de la poésie, montrant toute la richesse culturelle et historique de l’Ahaggar.

La Maison de la culture de la ville de Tamanrasset a abrité, samedi, la 2e édition des soirées poétiques. Initiées par l’association culturelle des Leaders de l’art pour la promotion des activités de jeunes à Tamanrasset, ces soirées, coïncidant avec la célébration de la Journée nationale de l'artiste et la fin du mois de Ramadhan, ont ainsi permis de découvrir des virtuoses de la poésie à travers des vers lyriques et épiques montrant la richesse culturelle et historique de l’Ahaggar.
Une dizaine de poètes et d’essayistes de la région a ainsi pris part à cette manifestation culturelle qui se veut une occasion de rencontre et de retrouvailles pour échanger les idées et les expériences, nous dit le président de l’association, Abderrahmane Dakhmi. Ce dernier a insisté sur l’importance de cette édition qui a permis aux jeunes talents de se propulser en soufflant des poèmes en douceur au rythme des sonorités ancestrales de l’oudiste de la région, Ahmed Bouazza. Le tout s’est déroulé au jardin de la Maison de la culture, dans un décor qui inspire même la mère des muses. Le bal a été ouvert par le jeune poète, Moulay Ahmed Daoudaoua, avec sa qacida intitulée “Les questions de la lettre”, avant de céder la tribune au plasticien-poète, Elaïche Kabrine qui a, à son tour, donné du plat à l’assistance et des vers qui parlent de l'amour impossible entre un jeune homme et une femme non voyante. “L’image” est le titre de cette qacida que l’artiste compte concrétiser sur une toile de peinture pour donner plus de forme à cette histoire qui a marqué tous les présents. L’écrivain de l’Ahaggar, Mouloud Fertouni, était également présent à cette édition qui lui a certainement permis de renouer avec ses fans. Avant de présenter sa qacida intitulée “Les confessions de l’acacia”, il a, d'abord, invité les participants à une réflexion sur le langage et la littérature dans cette wilaya qui offre un terrain propice à se plonger dans l’écriture à loisir. Puis, il a exhorté les jeunes poètes à rester dans la même lancée pour pouvoir faire face aux problèmes et difficultés sur lesquelles ils butent. Fertouni a terminé par l’adage : “De la vallée, il n’en reste que ses pierres”, comme pour signifier que l’artiste et le poète sont et resteront les socles de la culture. Oussama Alansari, lui aussi, a marqué ces soirées de son empreinte poétique et un style qui fait penser aux célèbres et virtuoses de la poésie. Face à un public sélectionné, il a soufflé plusieurs vers puisés de son diwane qu’il compte prochainement publier. La soirée a vu la participation d’autres poètes de la région, en l’occurrence M’barek Goumni, Abdelkrim Hadji et Abdellah Lagraoui, qui, chacun dans son style, ont donné des prestations remarquables au grand bonheur des chanceux présents.

RABAH KARECHE


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