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Culture / Culture

PROJECTION AU FIOFA DU COURT METRAGE “EXTREMISTE” DE SIDI MOHAMED CHEIGUER

Briser la peur de la réalité

Extrémiste de Sidi Mohamed Cheiguer est un court métrage mauritanien qui a été projeté samedi à la cinémathèque d’Oran, en avant-première pour le Festival international d’Oran du film arabe (Fiofa), faisant découvrir la nouvelle vague de réalisateurs originaires de ce pays. Assistant réalisateur de Abderrahmane Sissako sur le film Timbuktu, le jeune auteur qui a fait une école de cinéma en Algérie a choisi aussi d’aborder la question de l’extrémisme religieux dans son pays, mais dans une facette autre que celle de son illustre aîné. L’histoire qui défile durant 10 mn est celle d’un jeune adolescent qui est envoyé par son père dans une école coranique (mahdara). Sur son chemin, il croise un groupe terroriste qui l’enlève. Peu à peu, Souleymane finira par intégrer ce même groupe terroriste, placé sous influence et après avoir subi des sévices sexuels. Le réalisateur ne montre pas, mais suggère fortement cette violence, cette horreur qui finit par briser un jeune se transformant lui-même en extrémiste.
Pour Sidi Mohamed, il est important comme auteur de se questionner sur ce qui se passe autour des écoles coraniques de son pays, de l’extrémisme qui s’en est emparé. Et à la fin de la projection de dire : “On a peur de la réalité, je ne m’attaque pas aux écoles coraniques mais il faut se poser des questions.” Le fait d’avoir cette distance physique et géographique avec son pays a probablement aidé l’auteur à aborder un tel sujet d’actualité. “Quand on voyage et que l’on voit le monde extérieur, cela apporte un plus, c’est évident. Je crois qu’aujourd’hui en Afrique et dans le monde arabe, nous avons besoin d’un regard intérieur, pas seulement le regard extérieur. Malgré les difficultés que nous avons en Mauritanie pour faire des films, beaucoup de jeunes réalisateurs mauritaniens sont aujourd’hui dans cette démarche”, souligne-t-il. Et d’ajouter : “Dans les films, nous pouvons poser des questions, nous ne sommes pas là pour apporter des réponses, mais à nous d’évoquer ces problèmes et ce qui se passe autour des écoles coraniques.”
Le prochain projet de ce jeune réalisateur est un film qui sera coproduit par l’Algérie et la Mauritanie et qui traitera de l’esclavage, la Mauritanie étant connue pour être l’un des derniers pays au monde où existent de nos jours des marchés d’esclaves.


D. L


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