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Culture / Culture

rachat des parts de “Ben M’hidi” par des producteurs privés

“Ce film n’appartient pas à Bachir Derraïs”

© D.R.

Plusieurs producteurs privés sont intéressés par le rachat des droits du film, à cet effet, le ministre de la Culture a répondu catégoriquement que “Ben M’hidi appartient à ses financeurs et non pas au producteur exécutif”.

Suite à l’interdiction de sortie en salles du film Ben M’hidi de Bachir Derraïs par le ministère des Moudjahidine, des producteurs privés sont intéressés par le rachat des droits du biopic.
Apparemment, cette proposition a déplu aux ministères concernés, à savoir celui des Moudjahidine qui détient 29% des parts, et celui de la Culture qui en détient 40%. “Ce film n’est pas la propriété de Bachir Derraïs, il appartient à ses financeurs, alors que le réalisateur n’est que le producteur exécutif”, a déclaré Azzedine Mihoubi, dans un point de presse, organisé mardi à l’Opéra d’Alger, lors de l’ouverture du Festival international de musique andalouse et des musiques anciennes. Tout en poursuivant : “Nous nous efforçons à faire sortir ce film de cette impasse. Car, il est honteux que Larbi Ben M’hidi soit au milieu d’une telle polémique, il ne doit pas rester otage de cette situation.”
À ce propos, le ministre a rappelé que “le public a pu assister à la projection de tous les films réalisés après ce biopic, tandis que celui de Derraïs est à sa sixième année”. Et de préciser : “Les ministères de la Culture et des Moudjahidine, se sont mis d’accord pour que le film sorte de ce tourbillon. Nous voulons qu’il soit projeté dans le respect
de la loi.”
Concernant, les 45 réserves émises par la commission de visionnage “soit la suppression de 60% du long métrage”, Mihoubi a expliqué : “Cette commission a demandé à Derraïs de revoir pour la troisième fois les réserves émises sur le film. C’est une autre chance que nous offrons au réalisateur mais s’il n’y a pas de résultats concluants, il y a d’autres solutions légales.” Et d’ajouter : “Nous allons appliquer la loi, ce long métrage, comme pour tous les films, est régi par des textes de loi et des accords.” Le ministre de la Culture a, par ailleurs, tenu à rappeler que la commission est composée de “spécialistes et d’historiens dont la mission est l’étude des films relatifs
à l’histoire réelle du pays. Un réalisateur qui devient historien, cela n’arrive que dans notre pays !” Tout en s’interrogeant : “Pourquoi la commission n’a pas sanctionné les autres films sur la Révolution ? Nous n’avons connu aucune difficulté car ces réalisateurs ont respecté le scénario original. Alors que Bachir Derraïs a apporté des changements qui touchent le fond de l’histoire.”


H. M.


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