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A la une / Culture

Hommage à Hamid Khodja Nacer

Ce poète, légataire de Jean Sénac

Dieu ! Que c’est triste de se remémorer l’ami Hamid Khodja Nacer au passé ? Malgré cela, j’estime qu’il est de mon droit d’évoquer deux ou trois choses que je sais de l’ami, du confrère qui repose en terre d’Ouled Naïl à Djelfa depuis le 16 septembre de l’an passé ! De derrière son écharpe, il aimait déclamer son amour pour Jumeau ou un bonheur pauvre (2012 éd. Marsa Paris), mais aussi les poèmes du Martiniquais Aimé Césaire (1913-2008), l’un des pères fondateurs du mouvement de la “Négritude”. S’en était ainsi lors de l’entracte après la projection du film La langue de Zahra de Fatima Sissani (2011), lauréate de l’Olivier d’Or lors de la 13e édition du Festival culturel national du film amazigh qui s’était tenu au mois de mars 2013 à la maison de la culture Mouloud-Mammeri de Tizi Ouzou. Je me souviens qu’il lui était aisé de narrer l’itinéraire et l’œuvre de Jean Sénac dont il était légataire, puisqu’il y était dans les anthologies de la jeune poésie algérienne d’expression française, que dirigeait Jean Sénac alors qu’il était imberbe de 18 ans. Loquace, l’ami Hamid Khodja Nacer aimait se remémorer les salles de cinéma d’Alger, notamment le Mondial, le Roxy, le Musset, le Caméra, le Stella, le Ritz et Sherazade, où il aimait s’y rendre en téléphérique d’El Madania vers  l’ancien quartier de Belcourt. Volubile tel le cinéphile qu’il était dans sa jeunesse, l’ami Hamid Khodja Nacer racontait le péplum de Steve Reeves, cette Terreur des barbares de Carlo Campogalliani (1959) et de temps à autre, il narrait aussi l’épopée de Ringo qu’incarnait Giuliano Gemma et de Django qu’interprétait Franco Nero. Col blanc jusqu’au bout du cou, Hamid Nacer Khodja, c’était aussi la bonté littéraire mêlée à la langue “djerdja” du terroir, lorsqu’il débattait du film Vava Moh de Yazid Smaïl (2012), lauréat de l’Olivier d’Or. C’est qu’il était à l’’aise, l’ami Hamid Khodja Nacer, qui se suffisait d’une lecture en diagonale, pour avoir une vue d’ensemble sur un livre. À ce titre, ma fierté est d’autant grande de lui avoir dédicacé de son vivant, mon livre : Chroniques Algéroises /La Casbah, publié en 2011 aux éditions Anep. Et, à l’ouverture de la 13e édition du Festival du film amazigh au printemps 2013 et au jour J de la présentation de mon livre : Sauvons nos salles de cinéma, l’ami Hamid Khodja Nacer était au premier rang de la cinémathèque de Tizi Ouzou, où il était venu pour me soutenir aux côtés du journaliste-auteur Arezki Metref. C’était tout ça l’ami Hamid Khodja Nacer, que j’ai connu à la tribune officielle, où nous officions en notre qualité de jury simultanément en 2012 et 2013 sous le label du Festival du film amazigh. Repose en paix l’ami. Du haut, où tu es, ton étoile, celle du poète que tu étais, brillera encore au firmament de la création artistique et littéraire.


Louhal Nourreddine


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