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Culture / Culture

“Alger la mystique, ziyarate autour des fontaines”, de Nourreddine Louhal

Ces perles ruisselantes de la vieille “Mahroussa”


Telle une visite guidée du Grand Alger en général et de la Casbah en particulier, cet ouvrage du journaliste-auteur Nourreddine Louhal fait redécouvrir au lecteur ces fontaines de jouvence qui ont fait la réputation de la vieille Médina, et réserve, au cœur de ces lignes aussi informatives qu'agréables à lire, des anecdotes sur son enfance, sa famille, son quartier...

La Casbah dans son entière authenticité, voilà ce que nous propose l'auteur et journaliste – et fils de la Casbah – Nourreddine Louhal, dans son dernier ouvrage intitulé Alger la mystique, Ziyarate autour des fontaines (éditions Tafat et Alframed, 2018). L'auteur enfile tour à tour le costume de guide, de chercheur, d'historien et de passionné, pour rendre hommage à l'histoire et l'âme casbadjies, à travers l'un des plus beaux symboles architecturaux de l'époque ottomane, qu'est la fontaine. Fontaine de jouvence, fontaine de nostalgie et de douceur, la Casbah est présentée par le prisme de cette ambiance d'antan, dans laquelle a baigné Louhal, qui réserve d'ailleurs, au cœur de ces lignes aussi informatives qu'agréables à lire, des anecdotes sur son enfance, sa famille, son quartier, tout en ravivant la grande Histoire de l'Algérie, par le biais de ces “aïounat d'El-Djazaïr”, comme il aime à les appeler. “L'Andalou Ousta Moussa enraye, en 1611, l'obsession de la disette en eau ! S'en était donc fini de la hantise des pénuries d'eau à El-Djazaïr. Aidé de son fils (...) le duo de sourciers avait raccordé la médina de Sidi Abderrahmane Ethaâlibi à d'opulentes sources dont celle des Aïn Zeboudja, Bir Laria, d'El-Hamma...”, explique l'auteur avec une prose aussi légère que drôle.
“La fontaine ? Il est tombé dedans quand il était petit !” Au vu du nombre impressionnant dont jouissait la Casbah, il va sans dire que notre auteur a mille et une histoires à raconter sur ces “sources de jouvence”, auxquelles l'emmenait sa sœur aînée Lila.
La fascination grandit avec l'âge, et malgré la disparition au fil du temps de ces points d'eau. De Aïn Bir Dejbah, à Aïn Mohamed-Akli-Malek, en passant par Aïn souk El-Djemaâ, Louhal accompagne son récit de petites anecdotes, rappels historiques et de brefs retours sur la vie de ces saints ou hommes qui ont donné leurs noms à ces sources d'eau.
Poussé par une attachante curiosité, il nous emmène quelques kilomètres plus loin pour nous faire redécouvrir d'autres fontaines, celles de la périphérie d'Alger et de “ness el fah's”, à l'instar de celles de Bir Khadem, d'El-Biar, de Tixeraïne, ou encore d'El-Hamma. Même si l'ouvrage s'intéresse à Alger et sa périphérie, exception est faite pour l'avant-dernier chapitre, eu égard au contexte de sa rédaction. La mythique fontaine de Sétif, Aïn El-Fouara, ou “l'ange gardien” comme l'appelle Nourreddine Louhal, est célébrée, et ce, malgré les nombreuses tentatives de destruction dont elle a fait l'objet, puisque, déclare-t-il, après la restauration de la statue en août 2018, “avec le retour de l'Aïn El-Fouara, c'est l'État qui prend le dessus sur l'obscurantisme”.


Yasmine Azzouz



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