Scroll To Top
FLASH
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version papier de "Liberté" écrire à : info@liberte-algerie.com

Culture / Culture

Clôture du 9e festival culturel national du théâtre Amazigh de Batna

Cet événement “doit être revu dans le fond et dans la forme”

La 9e édition du Festival culturel national du théâtre amazigh de Batna, qui s’est tenue du 10 au 15 décembre au TRB, et en marge de laquelle était programmée une rencontre en hommage à l’homme de théâtre Chebah El-Mekki, a connu lors de cette édition une sévère coupe budgétaire aux nombreuses conséquences. Cette restriction a d’ailleurs obligé les organisateurs à écourter la durée de ce rendez-vous ainsi que le nombre de troupes. Un effet domino, qui a eu des conséquences néfastes sur l’événement, notamment la perte de sa notoriété, et le pire reste à craindre, disent les habitués du festival, qui craignent même sa disparition. L’absence des troupes de plusieurs régions du pays a été remarquée, à l’instar de celles de Ghardaïa, de Béchar ou de Djanet… Durant 5 jours, 9 troupes et associations de Tizi Ouzou, Béjaïa et Batna se sont succédé sur les planches du Théâtre régional de Batna, où les amateurs du 4e art ont pu apprécier de nouvelles productions. Par ailleurs, les spectateurs ont eu à découvrir des pièces en targui et mozabite, qui ont été interprétées sur scène. Côté organisation, et à cause d’une gestion approximative des organisateurs, dépassés par l’événement, aucun échange ou rencontre n’était possible avec les troupes, puisque celles-ci devaient rentrer après le spectacle. À l’image d’une comédienne primée lors de la séance de clôture et qui n’était pas présente pour recevoir son prix. Selon un bon nombre de comédiens qui n’ont pas caché leur désarroi, le Festival du théâtre amazigh doit être revu dans le fond et dans la forme pour gagner plus d’espace. “Si c’est fait à la manière d’un calcul d’épicier, il vaut mieux arrêter et mettre la clé sous le paillasson”, nous dit un comédien du théâtre de Batna. Pour rappel, au lancement de ce festival, les ambitions étaient nombreuses, à l’exemple de lui donner un cachet nord-africain, et ce, avec la participation des pays voisins – Tunisie, Maroc et Libye – où il existe un théâtre d’expression amazigh. Des objectifs qui n’ont visiblement pas été atteints !


H. Tayeb


Publier votre réaction

Nos articles sont ouverts aux commentaires. Chaque abonné peut y participer dans tous nos contenus et dans l'espace réservé. Nous précisons à nos lecteurs que nous modérons les commentaires pour éviter certains abus et dérives et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à notre charte d'utilisation.

RÉAGIR AVEC MON COMPTE

Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ? VALIDER