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L’ambassade de France en Algérie à propos de ses relations avec les RCB

“Cette manifestation n’est pas contrôlée par l’IFA”

©D. R.

Après la censure du film Fragments de rêves de Bahia Bencheikh El-Gegoun, dont la projection était prévue le 6 septembre à la clôture des RCB (Rencontres cinématographiques de Béjaïa), l’évènement a été “accusé” sur un site d’information d’être entièrement financé par l’ambassade de France en Algérie. Suite à la publication de cet article, l’ambassade a répondu via un communiqué de presse que “cette manifestation n’est en aucun cas ‘totalement contrôlée’ par l’Institut français d’Algérie. Le service de coopération et d’action culturelle de l’ambassade de France ne contribue que très partiellement au financement de cette manifestation, puisque sa contribution représente un sixième du budget total”. Tout en précisant : “Ce financement se réalise seulement en dinars algériens et ne comprend pas de billets d’avion contrairement à ce qui a été avancé par le site.”
Concernant la sélection des films par la direction artistique des rencontres, il est souligné que “l’ambassade de France ne participe nullement aux choix de la programmation des RCB, qui est indépendante”. À ce propos, est-il mentionné, “la seule contribution au programme apportée par le service de coopération et d’action culturelle est l’organisation d’une formation sur la réalisation documentaire, sous la forme d’une master class donnée par deux documentaristes français”. Enfin, au sujet de l’implication de Abdenour Hochiche (ancien directeur des RCB et chargé de mission au service cinéma à l’IFA) dans la programmation, l’ambassade a signalé que le fondateur de ces rencontres “ne faisait pas partie du comité d’organisation du festival. Mais il s’est rendu en tant qu’observateur afin d’y représenter l’IFA, compte tenu de l’importance artistique et culturelle de la manifestation”. Pour sa part, l’association Project’heurts, organisatrice des rencontres, a publié dans la soirée de samedi sur facebook une précision : “Il paraît évident que le titre et le contenu de l’article ont pour unique objectif de faire diversion quant au vrai problème que soulèvent les RCB, à savoir l’opacité de la commission de visionnage d’octroyer les visas culturels.” Au sujet du financement, les organisateurs ont signalé : “Le financement est assuré à 80% par les fonds publics. Le premier soutien est l’APC de Béjaïa à 4 000 000 DA, ensuite l’APW avec une enveloppe de 590 000 DA, l’Onda à 600 000 DA, et l’EPB à 300 000 DA.” Tout en ajoutant : “Les comptes de l’association sont annuellement certifiés par un commissaire aux comptes, comme le stipule la loi.” Et de conclure : “Le débat est ailleurs pour qui voudrait voir, le débat se pose sur les conditions du libre exercice de l’activité cinématographique en Algérie. Il porte également sur cette mainmise de quelques personnes sur le doit du public de juger par lui-même des œuvres qui, en tout état de cause, s’adressent à lui.”

H. M.