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Culture / Culture

Les artistes Midou Dambri et Rafik Nahoui exposent à Biskra

“Chiasma” : tout commence par un rêve…

Situé en plein centre de la capitale des Ziban (Biskra), le Jardin Landon où se situe la galerie du même nom est un lieu dédié plus particulièrement aux arts plastiques et qui, autrefois, était un lieu de pèlerinage. De grands noms de l’art, de la littérature, de la poésie ont séjourné dans ce lieu idyllique, à savoir Bela Bartok, Oscar Wild, André Gide, Nasredine Dinet…
Dans cet établissement mythique, depuis le 31 mars et ce jusqu’au 30 avril, deux artistes peintres Midou Dambri et Rafik Nahoui ont donné  rendez-vous aux connaisseurs et aux néophytes pour des séances de débats, d’échanges et de partage autour de leurs œuvres, dans le cadre de l’exposition “Chiasma” (les deux nerfs du champ visuel). Ces deux artistes autodidactes sont issus d’une formation scientifique : Rafik est vétérinaire ; quant à Midou, il est étudiant en médecine.
Cette exposition d’art contemporain est un croisement de deux univers artistiques de ces deux artistes, aussi complices que différents, et c’est dans cette “opposition” que réside la force de ce duo. Reality Tree ; Art Genisis Beta, une séquence vidéo merveilleusement montée, Les enfants des mines de charbon ; L’épitaphe de Narcisse ; Le sang de Joseph sont les intitulés de leurs œuvres, qui ont été amplement appréciées par les visiteurs lors du vernissage. À travers leurs toiles, ces artistes donnent à réfléchir, questionnent, mais surtout intriguent le visiteur. Si ce dernier ressort de la galerie désarçonné, il faut revenir autant de fois que c’est nécessaire car “nous voulons juste interroger”, nous disent ces deux artistes enfants des Ziban.
À rappeler que Dambri et Nahoui n’en sont pas à leur première manifestation. Si cette fois ils ont trouvé un lieu pour exposer, lors des précédentes ils avaient investi des lieux improbables, notamment à Lichana, une petite commune au sud de Biskra, où les passants pouvaient admirer les œuvres accrochées. “Nous prenons de la vie de chaque jour et nous le restituons à ceux qui font ce même quotidien. C’est le leur ! Nous laissons les gens lire à leur guise, ils ont leur propre lecture, en fait nous faisons dans l’équivoque”, nous ont-ils expliqué. Et de conclure : “L’art entre quatre murs devient une affaire élitiste. Or nous voulons construire des ponts avec tous. Nous sommes plus dans l’idée que dans l’esthétique, ça donne une merveilleuse accessibilité et zéro exclusion.” “Chiasma” se poursuit jusqu’au 30 avril, alors n’hésitez pas à faire un petit tour !


H. TAYAB


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