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Culture / Culture

Le DG de l’Onda l’a annoncé hier à Oran

Création des prix “Alloula” et “Blaoui”

Sami Bencheikh, DG de l’Onda. © D.R.

Les prix Abdelkader-Alloula et Blaoui-El-Houari, pour la meilleure œuvre théâtrale (écriture, scénographie, mise en scène) et la chanson oranaise, seront dotés d’un million de dinars chacun.

La rencontre qui s’est déroulée hier matin au TRO Abdelkader-Alloula d’Oran a regroupé un certain nombre d’artistes et d’auteurs d’Oran avec les cadres dirigeants de l’Onda (Office national des droits d’auteur et droits voisins), en présence de son DG, Sami Bencheikh El-Hocine. L’évènement présenté comme une caravane, puisque des rencontres similaires se tiendront dans d’autres wilayas, a été l’occasion de constater que les relations entre certains artistes et l’office ne sont pas au beau fixe. Mais l’annonce la plus importante faite à cette occasion par M. Bencheikh est la création de deux prix honorant la mémoire de deux grands auteurs et artistes oranais en la personne de Abdelkader Alloula et le chantre de la chanson oranaise disparu récemment, Blaoui El-Houari.
Les deux prix annuels seront dotés d’un million de dinars chacun pour récompenser respectivement la meilleure œuvre théâtrale (écriture, scénographie, mise en scène) et la chanson oranaise. Mais si ces deux annonces ont été accueillies par des applaudissements, la suite ne sera pas aussi convergente, car beaucoup d’artistes ont été très critiques envers le fonctionnement de l’Onda s’agissant du versement des royalties liées aux droits d’auteur et droits voisins, des barèmes, des allocations de retraite et autres aides ponctuelles pour certains artistes en difficultés financières lorsque survient la vieillesse et la maladie.
L’Onda, qui a tout récemment présenté son bilan financier, avec 21 000 artistes confondus inscrits à l’office, a vu, en 2017, ses recettes progresser de 8,57%, ses dépenses sur le volet social atteindre 4,4 milliards de centimes, alors que 960 millions de DA ont été reversés au titre de droits d’auteur. Certaines voix se sont élevées pour dénoncer le fonctionnement et les critères mis en place par l’Onda, notamment sur la question des barèmes pour les œuvres diffusées ou exploitées où le critère de qualité est absent pour au moins installer une hiérarchie et récompense pour la qualité.
Les remarques de Benkheda Baroudi et d’autres sur ces points, non sans humour parfois s’agissant de l’acquisition d’une ambulance ou l’ouverture sur Alger uniquement d’un centre de soins dédié aux artistes, ont fait mouche et ont divisé quelque peu la salle, alors que le DG de l’Onda expliquera que l’office qu’il dirige se base sur un système déclaratif, rappelant les procédures et le fonctionnement de l’organe. Étonnamment, nombre de présents, majoritairement âgés, ont laissé penser qu’ils ne sont pas très au fait du fonctionnement de l’Onda et surtout de tous leurs droits, à l’image des musiciens accompagnant des chanteurs lors des concerts ou en studio qui, par méconnaissance, ne font pas valoir le “droit d’exécution” sur l’exploitation des concerts et autres.
Par ailleurs, il a été porté à la connaissance du DG de l’Onda la situation sérieuse de la comédienne Malika Nedjadi, très malade, et qui devra bénéficier d’une aide de l’office comme s’y est engagé son DG lors de cette rencontre.


D. LOUKIL


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