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Culture / Culture

11e Festival culturel international de musique symphonique

De belles surprises et un hommage à Idir

Ana Häsler lors de la soirée d’ouverture © D.R.

Inscrite cette année sous le slogan “Les jeunes fêtent la musique”, cette édition marque le premier passage sur les planches de l’Opéra Boualem-Bessaïh de la soprano Ana Häsler, qui a repris Aya lkhir inou d’Idir, et Imad-Eddine Eddouh, ténor à l’avenir prometteur.

L’Opéra d’Alger Boualem-Bessaïh a transporté le public algérois avant-hier soir aux siècles des grands compositeurs des 18e, 19e et 20e. En effet, Mozart, Bizet, Verdi et Dvořák ont ouvert les festivités de la onzième édition du Festival culturel international de la musique symphonique (du 12 au 17 octobre), à travers les voix de la mezzo-soprano Ana Häsler et du jeune ténor Imad-Eddine Eddouh. 
Inscrite sous le slogan “Les jeunes fêtent la musique”, cette édition marque le premier passage sur les planches de l’Opéra Boualem-Bessaïh des deux interprètes de musique classique qui ont, successivement, et pendant plus de deux heures, repris Voi che sapete de Wolfgang Amadeus Mozart, Arlésienne  et Habanera de Bizet, Brindisi de Giuseppe Verdi ou encore Cavalerie légère de F. von Suppé. Ana Häsler, interprète à la voix puissante et au charisme indéniable, a apporté une belle touche personnelle – et vestimentaire avec son caftan – au style classique, parfois guindé, qu’est l’opéra. À ce propos, elle dira : “Je vis quand je chante l’opéra. Le chant, c’est transmettre des émotions. C’est le théâtre qui se joint à la musique. On doit incarner les personnages et non pas seulement être là avec une jolie robe sans transmettre aucune émotion.” Par ailleurs, la Suissesse a repris Aya lkhir inou d’Idir, au grand bonheur du public. 
La belle surprise de cette soirée d’ouverture était bel et bien le jeune Imad-Eddine Eddouh, ténor tout juste sorti de l’INSM (Institut national supérieur de musique) d’Alger. Première participation pour le jeune interprète qui, il y a cinq ans déjà, assistait en tant que spectateur à ce genre de festival. O Surdato Nammurato, composé en 1915 par Enrico Cannio, a permis de révéler la tessiture et le talent du jeune Eddouh et de le révéler au grand public, qui découvre que l’Algérie possède bien de jeunes musiciens de cette trempe. Le maestro de la soirée, Lotfi Saïdi, et plus tard dans la soirée Wieme Benamar-Hamouda ont, eux aussi, dirigé de main de maître respectivement leur orchestre et chorale. Le premier, composé d’une cinquantaine de musiciens, dont 16 Égyptiens, invités d’honneur de cette onzième édition et la chorale Ranime, ont mis en exergue le riche patrimoine musical mondial et national. 
Aussi, les basses, violons, flûtes et autres altos ont, malgré quelques fausses notes, accompagné les débuts prometteurs de ces jeunes artistes. À noter que la soirée d’aujourd’hui verra la participation, à 18h30, de la Corée du Sud, de l’Italie, de la Turquie et de l’Autriche. Demain, ce sera au tour de la Suède, du Japon et de la Russie de faire connaître leurs répertoires classiques respectifs. 
 

Yasmine Azzouz 


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