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Culture / Culture

Journées de la photographie à Oran

De jeunes talents s’affichent et se révèlent

Cela fait maintenant 5 ans que le groupe Isoclub, en collaboration avec l’Institut français d’Oran, organise des journées de la photographie avec, au fil du temps, de plus en plus d’ampleur et de sollicitation. La visibilité de la photographie, ce 8e art, porté à Oran par le groupe Isoclub entre autres, mais pas seulement, avec des noms de photographes faisant office “d’anciens” comme Hamid Aouragh, admiré par beaucoup de jeunes photographes, s’impose désormais. Il faut reconnaître que la démocratisation de la photo, grâce au numérique, y est pour beaucoup, mais aussi parce que l’expression photographique apporte liberté et autant de regards singuliers où toutes les idées et les ressentis interpellent. Parmi ces regards, on retiendra ceux de Sofiane Bakouri, 29 ans, qui nous vient de Béjaïa et qui se passionne pour la photographie, certes, mais pour l’Algérie, cette terre qu’il a montrée dans sa série photos “Lumière absolue”. Le jeune homme nous confiait que son désir était de montrer la société algérienne vue par le regard naïf d’un Algérien, qui essaie de rapporter les paradoxes, les stéréotypes, les idées reçues. Pour lui, Oran se prêtait bien à la mise en valeur de ce travail, car Oran est une ville qui aime l’art, et en tant que jeune photographe, il faut le dire, il y a une touche purement algérienne, notre culture fait que nous avons une touche différente, pas européenne, pas orientale, en fait, c’est un mélange de tout ça, et c’est ce qui fait la singularité et la force de jeunes artistes photographes.
Pour lui, il s’agit de donner le meilleur pour rendre visible cette diversité à l’algérienne, chose que ne démentira pas l’autre jeune photographe en la personne de Nadjib Bouznad. Lui aussi présent à Oran, il se fait de plus en plus un nom, notamment avec son expo qui est tout un discours en soi “L’humain d’abord”. Ayant participé à une exposition collective à Alger où il vit, notre jeune artiste, lui aussi, s’émerveille de l’ouverture d’Oran à la photo. Mais de manière générale, Nadjib, qui travaille sur deux projets dont un ouvrage, estime que “tout autour de nous, il y a de la matière, c’est à nous de faire, de travailler et de montrer, c’est difficile, certes, d’être photographe, mais il faut avancer, l’aventure continue”. Avec le succès grandissant des journées de la photographie à l’Institut français, la foison de clubs qui se sont créés, le prochain grand événement pourrait être un Festival de la photographie à Oran pour l’année prochaine et pourquoi pas l’adhésion à un autre grand projet, celui de la Maison de la photographie au Maghreb.


D. LOUKIL


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