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Culture / Culture

Journée internationale de la propriété intellectuelle

Des artistes s’expriment (Vidéos)

Cheb Mami.- “Love N’Live”.Chems Eddine Abbacha.Amel Zen.Rym Takoucht.Mohamed Rouane. ©Imène Amokrane/Liberté

L’Office national des droits d’auteur et droits voisins a convié, le 26 avril, à son siège, différents artistes de la scène culturelle algérienne pour la célébration de cette journée. À cet effet, ils étaient nombreux ceux qui ont évoqué le phénomène du piratage, leurs nouveautés, ainsi que l’importance de s’inscrire à l’Onda.

Dans le cadre de la Journée mondiale de la propriété intellectuelle coïncidant avec le 26 avril, l’Office national des droits d’auteur et droits voisins (Onda) a organisé, dans l’après-midi de mercredi, au sein de son siège (Alger), une réception conviviale. À cette occasion, différents acteurs de la scène culturelle algérienne étaient présents pour célébrer cette journée.Parmi les artistes rencontrés sur place, nous pouvons citer Mami, Deriassa, Benzerrari, Yahiatène, Zahouania, Mosteghanemi… À cet effet, ces musiciens et comédiens ont évoqué l’importance des droits d’auteur, le phénomène du piratage en Algérie, ainsi que leur actualité professionnelle.

Mami (chanteur) : Cette réception organisée dans le cadre de la Journée internationale de la propriété intellectuelle a permis aux artistes de se rencontrer. Mais aussi, cette initiative leur a permis de se sentir plus considérés car, il y a quelques années, ils étaient négligés et un peu délaissés, contrairement à ceux qui ont eu l’occasion de partir à l’étranger. Les artistes piratés devraient être heureux, car c’est une forme de publicité pour leurs œuvres. Je pense qu’il y a beaucoup d’artistes qui cherchent à être piratés. On copie seulement les artistes ayant de la notoriété. D’ailleurs, ces pratiques les font râler, alors que cela leur permet d’être visibles, notamment sur Youtube. Il faut dire que ce sont les jeunes artistes qui doivent être piratés pour devenir célèbres. En étant piraté, cela démontre que la jeunesse s’intéresse à notre travail.  J’ai pris deux années pour me consacrer à ma famille, je prépare un single qui sortira dans deux ou trois mois, dans le cadre de la préparation d’un nouvel album. Je travaille en France, avec des arrangeurs de différentes nationalités. La sortie et la promo de cet opus seront réalisées à partir de l’Algérie.

 

Formation musicale “Love N’Live” : Au Cameroun, les artistes sont protégés par le ministère de la Culture, car nous n’avons pas de société indépendante qui gère les droits d’auteur. Nous souffrons du problème de piratage, mais ça commence à bouger un peu malgré les difficultés. Durant le Salon de la créativité, nous allons présenter notre groupe, qui produit une musique traditionnelle camerounaise mélangée aux musiques du monde. Nous nous produisons dans des prisons, des orphelinats, dans les rues… Pour le Salon de la créativité (Oref), nous allons faire quotidiennement des Djam et animer des master-class.

Chems Eddine Abbacha (chanteur du groupe Freeklane) : C’est une journée importante pour nous en tant qu’artistes et créateurs de l’art. Les droits d’auteur sont essentiels pour les acteurs culturels. Je suis ici, parce que nous sommes tous concernés par cette cause !
Pour le piratage, malgré les efforts réalisés, il y a toujours des fuites en raison du Net. En fait, ils trouvent toujours le moyen pour pirater et vendre des produits illégalement. La production musicale algérienne est énormément touchée par ce problème, car l’industrie virtuelle est inexistante encore, notamment les plateformes de vente sur Internet. D’ailleurs, l’Onda compte créer ces plateformes, et nous sommes dans l’attente !

Amel Zen (chanteuse) : C’est une journée très symbolique car, aujourd’hui, nous avons besoin d’avoir nos droits en tant qu’artistes, interprètes, créateurs et auteurs-compositeurs. Chaque artiste devrait avoir conscience de venir s’inscrire à l’Onda, pour protéger ses œuvres et pour qu’il ne soit pas sujet à des reprises non légales. Je suis inscrite à l’Onda depuis 2013, et ce, avant la sortie de mon premier album, et depuis je perçois mes droits.
Le piratage est un phénomène mondial et je ne pense pas que l’Onda puisse apporter une solution miracle.
Ce problème subsiste à cause d’Internet, et les gens téléchargent gratuitement nos œuvres pour lesquelles nous consacrons du temps : l’écriture, la composition… L’Onda peut encourager, par la veille, à protéger les œuvres, de dire que ce titre est du domaine public ou du domaine privé, ou faisant partie du patrimoine national ou international… et nous avons besoin de cela ! Je prépare un nouvel album dont la sortie est prévue pour septembre. Cet opus plutôt rock comprendra des œuvres originales et des reprises du patrimoine qui aborderont des sujets de société, notamment la condition de la femme.  

Rym Takoucht (comédienne) : C’est une très bonne initiative, j’espère qu’il y aura des aboutissements. Nous espérons également qu’en 2017, les choses vont bouger ! Quand un artiste sacrifie des années pour réaliser son projet, et qu’il se fasse voler, je trouve cela écœurant.
J’espère qu’ils feront face à ce phénomène. Je prépare un nouveau monologue ains qu’un autre projet avec Mohamed Rouane qui mêlera musique et théâtre. Pour le Salon de la créativité, on fera des représentations sur scène. Et je trouve que c’est une très bonne initiative car elle permet aux musiciens et comédiens de représenter à travers leurs œuvres l’art algérien.

Mohamed Rouane (musicien) : Je tiens à encourager cette initiative, il faut également encourager la création, c’est important pour l’art et notre pays. Car la culture représente son pays. Par rapport aux années années précédentes, nous avons constaté des progrès et du changement de la part de l’Onda concernant la protection des artistes et des œuvres. Le piratage est un problème un peu complexe, il faut commencer à travailler sur le respect du travail de l’artiste et initier les gens à acheter l’album original, au lieu de la contrefaçon. Dans ce domaine, il y a des efforts qui ont été fournis, mais cela reste insuffisant. 

H. M.

 


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