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Culture / Culture

Fin d’année scolaire à l’institut régional de formation musicale de Batna

Des diplômes, mais pour quel avenir ?

L’expérience des instituts de formation musicales du pays ne peut donner et pour moult raisons satisfaction. La plus pertinente reste le statut non reconnu des étudiants formés dans ces mêmes établissements qui éprouvent toutes les difficultés du monde pour se frayer un chemin dans la vie professionnelle. Cependant le volet artistique, formation, découvertes de jeunes talents voire prodiges, ne peut être négligé car c’est la face positive et prometteuse de cette formation. Une tournée a été programmée dans les différentes annexes : Biskra, Constantine et Annaba après des examens aussi bien à l’écrit qu’à l’oral, et l’exécution musicale qui ont eu lieu à l’IRFM Batna il y a quelques jours. Le nombre des élèves sortants (17) a permis un meilleur encadrement et formation, même si le premier responsable de l’institut M. Setti estime que “le nombre ne cesse de décroître et qu’il est temps de trouver une solution, pour que le nombre des candidats pour les prochaines années scolaires monte un tant soit peu” à condition de garantir une prise en charge après une formation qui peut durer 6 ans, ce qui n’est pas le cas actuellement. Après le regroupement qui a eu lieu à l’institut de Batna, avec la présence de 40 étudiants musiciens qui ont constitué à l’occasion un orchestre institut plus annexe et ce pendant 2 jours, c’était autour de la capitale des Ziban, Biskra de recevoir l’ensemble des étudiants (3e promotion de l’annexe) le 23 juin. Mais cette annexe connaît le même souci que les autres et même l’institut mère, quand on sait que les étudiants se font rares en dépit d’une richesse musicale et des plus variée dans les Ziban. Mais le souci reste le même, les jeunes préfèrent les courtes formations, et celles qui leur offrent plus de chance de trouver un travail, nous disent les étudiants de l’annexe de Biskra, avec qui nous avons eu une langue discussion. Certains réfléchissent même à quitter la formation musicale après avoir passé 2 ans de formation, un véritable gâchis. Un programme était prévu le 23 juin à l’annexe de Biskra, mais aussi à la salle Zaâtcha où le jeune orchestre s’est produit au plaisir des Biskris qui ont apprécié l’initiative. Présent lors des examens et soutenance l’enseignant à la double casquette - langue française et musique, M. Feliechi Lazhar estime quant à lui “qu’il faut plus d’harmonie, de moyens, de rigueur de concertation, si l’on souhaite qu’au bout de la formation les étudiants maîtrisent un tant soit peu leur instrument”. Et de poursuivre : “Il est impératif qu’une formation de culture universelle accompagne ces jeunes étudiants, qui en ont vraiment besoin, à mon sens”.


H. T.


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