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Culture / Culture

Il est en course pour le grand prix

“Des moutons et des hommes” de Karim Sayad projeté à la cinémathèque

Dans la course pour le Annab d’Or dans la catégorie documentaire, il a été projeté, dans l’après-midi de dimanche, à la cinémathèque de Annaba, un long-métrage original pour sa thématique. Sorti en 2017, d’une durée de 1 heure 18 minutes, Des moutons et des hommes de Karim Sayad, lève le voile sur un phénomène qui prend de l’ampleur en Algérie, à savoir celui des combats de moutons. Présenté dans le cadre du 3e Festival de Annaba du film méditerranéen (FAFM), ce documentaire suit le quotidien de Habib et Samir. Le premier un adolescent de 16 ans, qui aspire à remporter des combats avec son bélier “El Bouq”. Quant au deuxième, la quarantaine, père de famille, tente de survivre en vendant des moutons. Issus du quartier de Bab El-Oued, ces protagonistes nourrissent une passion “étrange” pour ce “sport”. Habib, qui rêvait de devenir vétérinaire “car la compagnie des animaux est plus enrichissante que celle des hommes”, éprouve une tendresse particulière pour “El Bouq”. En fait, cet adolescent puise tous ses espoirs sur son mouton afin d’obtenir la reconnaissance de son entourage. Outre la petite routine de ces deux personnages et les scènes de combats, Karim Sayad pose sa caméra sur une frange meurtrie qui tente bien que mal de réussir dans un pays où les “gros poissons mangent les petits”. D’ailleurs Habib n’a pu finir ses études pour devenir véto et cela “n’est pas une fatalité. Ceux qui ont étudié sont pour la plupart au chômage”, dénonce-t-il avec amertume dans le doc. Samir ayant vécu les affres de la décennie noire, pour lui cette page de l’histoire a détruit de nombreuses personnes jusqu’à nos jours car “beaucoup de sang a coulé en Algérie”. En regardant ce doc, au début nous sommes outrés par ces pratiques qui relèvent du Moyen-Âge mais au fil de la trame, on s’attache et notre regard va au-delà de ces combats. En fait, le réalisateur a su mettre en relief les maux de ces jeunes à travers leur passion pour ces jeux. Habib et Samir (représentatif de la jeunesse algérienne) essayent à leur manière de survivre  malgré leurs nombreuses déceptions, de croire en un avenir meilleur dans une société où règne tous les paradoxes. À rappeler que cette 3e édition du FAFM inscrite sous le slogan de la paix sera clôturée dans la soirée au TRA.

H. M.


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