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A la une / Culture

Galerie d’arts Mohammed-Racim : “L’Algérie aux portes de l’Afrique”

Dokman, Bouchakour et Hadhoud, ces ambassadeurs de l’art

Œuvres de Dokman. ©Louhal/Liberté.

Créatif et séduit par les fresques du Tassili, nous avons suivi Ali Dokman aux “Portes de l’Afrique”, grâce à la traçabilité de ses thèmes qu’il s’est créé sur l’amas de ses souvenirs à Bou-Sâada et de là vers l’immensité d’un continent, source de civilisations mais aussi de convoitises et de pillage.

S’inspirant sans doute de l’adage “Lorsque tu ne sais pas où tu vas, regarde d'où tu viens”, l’art s’est fédéré au pied du chevalet de l’artiste-peintre Amor Idriss Ali Dokman et de l’ébauchoir du duo d’artistes sculpteurs Abd El Hakim Bouchakour et Tahar Hadhoud, qui, à eux trois, ont écrit au fronton de la galerie d’art Mohammed-Racim, l’Iliade ou l’Odyssée de l’Algérie “Aux portes de l’Afrique”.
Nanti d’une enfance nuancée à “la lumière de l’oasis de Bou-Sâada”, où il s’est abreuvé à la source de la palmeraie de papa bonheur, l’âme hardie de l’artiste peintre voltige au “vent de sable de nuit”. Et du mont de Bou-Sâada jusqu’à “Tam, porte de l’Afrique”, l’âme pétillante de l’artiste vit au rythme de la “danse au soleil de la grotte” où le “sage” s’exprimait naguère à l’aide des “signes berbères”. Mais à tout prendre, l’artiste se veut d’un “désir proclamé” d’être d’abord africain ! C’est pourquoi il s’est vêtu du “masque de fertilité, de la vie et de l’Algérie” pour faire “offrande” aux peuples du continent noir, d’un “haouli” (haïk en laine). Fini donc le “bonheur du repos” dans l’oasis de ses aïeux et place au “délire” musicale de “Baba Salem” pour la danse tassilienne, où il en reste assez de ces reliques rupestres qui révèlent l’africanité de l’artiste et de ses compagnons d’exposition. C’est qu’il n’est pas seul dans l’aventure de la quête d’identité, puisque Dokman est accompagné de l’artiste sculpteur Abd El Hakim Bouchakour qui plante ainsi son totem à “l’image de l’Afrique” qu’il a intitulé Douceur et qu’il a façonné dans le bronze et l’argent ! Artiste jusqu’à la pointe acérée de son ébauchoir, Abd El Hakim Bouchakour est également l’auteur du mur-musée ou musée extérieur de Bordj Bou-Arréridj, qui narre l’histoire de l’ancienne citadelle militaire durant l’ère de la régence ottomane et d’historiques figures de proue, à l’instar de l’épopée héroïque du cheikh Mohammed El-Hadj Mokrani (1815-1871). Outre cela, Abd El Hakim Bouchakour a signé pour la postérité, la stèle de Bordj Bou-Arréridj, ce pool industriel.
Autre compagnon de route, l’autre sculpteur Tahar Hadhoud qui s’apprête à lâcher “Les hirondelles de l’Algérie” qu’il a modelées dans le style “amazigh” qu’il est, puisqu’il est originaire de l’antique Thevest (Tébessa).
Enfin, et ce qui compte le plus, le trio d’artistes aurait réussi à faire entendre sa voix, à l’aide de la toile de Dokman qu’il a intitulée On vous parle ! Écoutez-nous pour que s’exauce enfin le “rêve” de Myriam Makeba et de Nelson Mandela, soit une Afrique prospère. Alors, allez-y donc c’est jusqu’au 2 janvier de l’année prochaine à la salle Mohammed-Racim sise à l’avenue Pasteur.

Louhal Nourreddine


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