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Culture / Culture

L’aviateur Khelifi Aïssa expose à la galerie Asselah-Hocine

Embarquement immédiat vers l’école de l’orientalisme

Décidément, l’art pictural s’est amarré sur le quai de la fontaine de jouvence, d’où s’affrète et se débarde ce carrousel de souvenirs d’anges et d’espiègles que nous étions ! Et tant qu’à faire, l’“expo” intitulée “Regard d’enfant” de l’artiste-peintre Ahmed Ben Youcef Stambouli a l’air d’avoir fait bel et bien l’effet tâche d’huile, sinon tendance sur la toile… Puisqu’à l’heure qu’il est, l’escadron de l’artiste-peintre Khelifi Aïssa y vole haut à la galerie Asselah-Hocine. Si haut, que l’on se croirait dans “Les Aventures de Buck Danny” de Jean-Michel Charlier (1924- 1989) et Victor Hubinon (1924-1979). Si tant et d’attrayantes images, qu’il est aisé d’interpréter le rêve inachevé de l’enfant qui pétille dans les yeux de l’artiste-peintre Khelifi Aïssa ! Voler ! Rien que ça ! Alors, aussi ailée qu’elle en a l’air, l’“expo” n’a rien à envier aux dessins d’Alberto Aleandro Uderzo dit Albert Uderzo et père du duo d’aviateurs de la série de l’Ortf (1967-1970) : “Les Chevaliers du ciel ou Les Aventures de Tanguy et Laverdure” du réalisateur François Salomons dit François Villiers (1920-2009) : “Voler ? C’est l’exaltant rêve d’enfant qui ne s’est pas exaucé pour cet élève de l’École supérieure des beaux-arts (1990) avec l’option d’un miniaturiste ! Et, au lieu d’un baptême de l’air qu’il n’a pas eu, le bédéiste mais aussi caricaturiste” Khelifi Aïssa a bouclé sa ceinture de chef d’escadre dans le cockpit d’un “Junkers Ju 52” (Allemagne 1930), si réelle jusqu’à l’ultime boulon. Et, volant d’un trait de crayon vers le trait d’un stylo “Bic”, cet enfant de la rue une de la cité PLM d’El-Harrach a assouvi sa passion avec l’esquisse d’une carlingue d’un chasseur-bombardier monoplace Focke-Wulf Fw 190 Würger (Allemagne 1941-1945). Non qu’il a l’âme d’un seigneur de la guerre ! Que nenni ! Puisqu’il rêvait simplement du mythe de Dédale et Icare. Est-ce peut-être l’envie d’un aileron de légèreté ou d’un aiguillon de liberté ? De se hisser au-dessus d’un quotidien pas du tout rose. Seulement, et en guise d’un «Manche à balai», l’artiste-peintre Khelifi Aïssa s’est contenté d’un chevalet, d’où il ressuscite les standards de l’école de l’orientalisme d’Alger, d’où est issue l’exquise “Nafissa” d’Alfred Lobbe dont rêve “L’hôte” de Pols Anger. Donc, autant y aller pour se griser de l’altitude et s’enchanter de l’esthétique de “La cueillette des fleurs” qu’il a emprunté à John F. Lewis. Allez-y donc, c’est jusqu’au 12 juillet.


Louhal Nourreddine


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