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Culture / Culture

Avant-première du film “Les Bienheureux” de Sofia Djama à l’IFA

Entre espoir et désillusion !

©D. R.

Le premier long métrage de Sofia Djama, qui met en scène les comédiens Sami Bouajila et Nadia Kaci, a été projeté mardi à l’Institut français d’Alger (IFA), devant une foule nombreuse de curieux et de cinéphiles.

Après plusieurs participations à des festivals internationaux où il a récolté différents prix et une sortie dans les salles françaises le 13 janvier dernier, le premier long métrage de Sofia Djama, Les bienheureux, vient d’être projeté en Algérie. L’avant-première a eu lieu mardi soir, à l’Institut français d’Alger (IFA), en présence d’une grande foule venue découvrir ce film, qui a tant fait parler de lui dans les médias occidentaux. D’ailleurs, le directeur de l’IFA a annoncé que vu “le nombre de places insuffisantes, deux autres dates seront fixées pour sa projection au sein de l’institut”.
Pour revenir au film, Les bienheureux raconte la vie de quelques personnages de deux générations distinctes : un couple, la quarantaine, et une bande de copains âgés entre 18-20 ans. Nous sommes en 2008, la “guerre civile” est loin, mais les plaies de cette période sont toujours ouvertes. Samir (Sami Bouajila) et Amel (Nadia Kaci) sont un couple de bourgeois algérois qui essaient, tant bien que mal, de “survivre” dans cette société meurtrie. En parallèle, nous découvrons leur fils unique Fahim (Amine Lansari), qui se désintéresse complètement de ses études et occupe ses journées avec ses potes Feriel et Rédha à fumer de l’herbe. Ils veulent refaire le monde à leur manière. Tout au long des 102 min que dure le film, le spectateur suit les péripéties de ces protagonistes. Pendant toute une journée, nous sommes plongés dans l’intimité de ces gens-là. Le couple décide de sortir pour célébrer ses vingt ans de mariage, mais la soirée ne se déroule pas comme prévu. Vivant dans la nostalgie, Amel n’aspire qu’à une chose : voir son fils partir en France pour avoir une vie décente, meilleure qu’en Algérie. Alors que ce dernier éprouve l’envie de rester car “ici, au pays, gosto ! C’est cool !” Cette enseignante à la fac nourrit de la rancune pour son mari. Cet homme l’a obligée à rester dans son pays et “de vivre comme des rats durant la décennie noire où tout le monde avait peur de se faire tuer par les terroristes”. C’est alors que s’installe un dialogue de sourds entre les deux : quitter ce pays pour échapper à cette mal vie où l’extrémisme a semé le chaos. Les jeunes, plus dynamiques, aspirent à vivre dans une Algérie en construction grâce à sa jeunesse et où l’espoir est palpable et se trouve entre leurs mains !
Les bienheureux, ce titre évocateur peut être pris avec ironie… Les personnes semblent perdues et en attente de voir leurs fantasmes se réaliser d’une part, et d’autre part, nous avons cette jeunesse avide de vivre sa vie, et ce, même dans l’excès malgré le poids du passé. Par ailleurs, cette œuvre, rehaussée par le jeu des comédiens, de beaux plans et un rappel contre l’oubli, reste cependant bourrée de clichés et porte un discours peu flatteur sur le pays. Elle donne une vision des “gens bien nés” sur l’Alger contemporain.

Hana Menasria


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