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Culture / Culture

Quand les Algériens de France fêtent l’Indépendance

Entre hommage et témoignages

Le moudjahid Mohamed Ghafir, dit Moh Clichy (à droite). © Samira Bendris-Oulebsir / Liberté

L’association “Témoignages et mémoire” de Paris a invité, en plus de nos moudhjahidine de la Fédération de France du FLN, un historien de renom, Alain Ruscio, qui est revenu sur “l’opinion publique française durant la guerre d’indépendance algérienne”.

Le 5 juillet est une date phare dans l’histoire révolutionnaire de l’Algérie. Elle rappelle l’indépendance arrachée au prix des sacrifices de nos martyrs et renvoie à cette jeunesse éperdue d’espoir qui cherche à retrouver les repères de son passé. Et c’est justement le but que recherche l’association basée à Paris “Témoignages et mémoire”, présidée par Mohammed Mekid, qui profite de chaque date historique pour rappeler ce brave parcours de nos aînés et inviter les jeunes Algériens de Paris à revisiter leur histoire en venant écouter des témoignages encore vivants et vivaces.
Cette fois-ci, cette jeune association a invité, en plus de nos moudhjahidine de la Fédération de France du FLN, un historien de renom, Alain Ruscio, qui est revenu sur “l’opinion publique française durant la guerre d’indépendance algérienne”, un sujet qui a beaucoup intéressé l’assistance composée de jeunes et de moins jeunes, deux à trois générations, qui ont beaucoup de liens à (re)tisser pour bâtir ensemble l’Algérie de demain.
Car il faut le dire et le redire, la diaspora algérienne à l’étranger veut, aujourd’hui plus que jamais, renouer avec son pays d’origine et contribuer à la construction d’un avenir prospère, un avenir qui, comme le dira haut et fort le moudjahid Mohamed Ghafir, alias Moh Clichy, “ne pourra se construire que si nos jeunes connaissent leur passé et comprennent le sacrifice consenti par les chouhada pour qu’ils soient libres aujourd’hui et puissent jouir de tout ce qu’ils ont comme richesses et avantages d’éducation, de culture, de loisirs…”. Très impressionné par le témoignage toujours vivace et pointilleux de ce moudjahid de la première heure de la Fédération de France, le public, assoiffé et curieux d’en savoir plus, ne se lassait pas de cette intervention enrichissante qui pouvait durer des heures et des heures car, martèlera Clichy, “j’ai beaucoup à dire sur ce passé révolutionnaire, je me dois de le faire savoir aux jeunes générations, c’est un devoir de mémoire que je veux accomplir au mieux ; les massacres du 8 mai 45, la grève des 8 jours, les atrocités du 17 octobre 61…, vous devez connaître tout ça !”
Étaient également invités à cette soirée de célébration du 56e anniversaire de l’indépendance de l’Algérie, la moudjahida Leuldja Aoudia, dite Jojo la Madeleine, qui, très émue, rappellera à l’assistance quelques douloureux souvenirs de cette colonisation, source de tant de malheurs et de massacres, notamment ceux en rapport avec le sinistre personnage nommé Papon.
Quant au moudjahid Embarek Krouri, alias Barbare, son intervention marquera sans doute les esprits par ses anecdotes et son ton enjoué malgré la douleur et l’émotion des souvenirs. Il fait partie, sans conteste, de ceux qui ont beaucoup à dire et qui méritent d’être écoutés.
Cette soirée mémorable a été rehaussée par la présence de son excellence l’ambassadeur d’Algérie en France, Abdelkader Mesdoua, qui a suscité beaucoup de respect et de sympathie chez les nombreux présents qui ont fortement apprécié son humilité et son écoute.
Entre hymne national, pensée aux chouhada, témoignages des acteurs de la révolution et gala artistique de chants populaires, cette communauté algérienne de Paris aura vécu des moments intenses qui n’avaient rien à envier aux festivités organiséses au pays, une manière de dire que… l’Algérie est et demeure dans le cœur de tous les Algériens où qu’ils soient.


Samira Bendris-Oulebsir

 


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