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Culture / Culture

FARIZA SLAMANI, PRÉSIDENTE ET FONDATRICE DE L’ASSOCIATION “KAMEL MESSAOUDI”

Faire voyager notre patrimoine sans le déraciner”

Fariza Slamani, présidente de l’association © D.R.

La responsable de l’association Kamel-Messaoudi, établie en France, a récemment lancé la 1re édition du prix Kamel-Messaoudi destiné aux jeunes talents. Sur une centaine de candidats, seulement six artistes se disputeront la finale le 10 décembre à Paris. Dans cet entretien, Fariza Slamani revient sur ce concours, ses objectifs et les activités de l’association.

Liberté : Vous êtes la présidente et la fondatrice de l’association Kamel-Messaoudi. En mars dernier, vous avez lancé la 1re édition du prix Kamel-Messaoudi. En quoi consiste ce concours ?
Fariza Slamani : Il s’agit d’un prix musical attribué au meilleur ou à la meilleure candidate proposant une musique chaâbi élaborée et novatrice. Les candidats ont envoyé via le site des interprétations ou créations afin de soumettre au jury de professionnels leur talent. Cette sélection permettra de proposer six talents lors de la finale prévue en décembre.

Quels sont les objectifs de ce projet ?
Ce concours a été créé pour permettre le repérage et l’expression de nos jeunes talents exerçant l’art du chaâbi algérien. C’est également un hommage au travail fait par Kamel Messaoudi et la touche néo-chaâbi qui a modernisé cette musique.

L’association est installée à Paris. Pour le concours, avez-vous reçu des candidats algériens ou seulement de jeunes talents résidant en France ?
Les candidats ont postulé de France et d’Algérie. Nous avons voulu donner une dimension internationale à ce projet et de la sorte faire voyager ce patrimoine, le partager, le moderniser sans le déraciner. Ainsi, toute personne a pu s’inscrire au concours. Nous avons souhaité un événement des deux rives.

Au début du mois en cours, le jury composé de Abdelkader Bendamèche, de Nasredine Dalil et de P’tit Moh s’est retrouvé à Paris pour la première sélection. Comment s’est déroulée cette rencontre ?
Abdelkader Bendamèche a effectué son travail de jury à distance. P’tit Moh et Nasredine Dalil se sont isolés deux journées afin d’écouter avec la même attention tous les candidats. Leur professionnalisme, leur implication dans ce projet et leur envie s’est ressentie tout au long de la journée. Dans une atmosphère détendue et d’échange, ils ont vraiment pris leur rôle à cœur et la concentration était de mise.

Combien de candidats avez-vous reçu ? Ces artistes sont-ils de jeunes amateurs ou des musiciens confirmés ?
160 candidats ont postulé. Nous gardons toutes les informations concernant les candidats pour l’instant. Nous vous ferons un compte rendu le 31 juillet lors de l’annonce des six finalistes.

Sur quels critères ces candidats ont-ils été retenus ?
Les critères de sélection ont été la beauté de la voix, la justesse, l’interprétation, la musicalité et la diction.

Il est mentionné sur le site que le gagnant se verra accompagner par l’association pour la sortie et la promotion de son album. Cet opus sera-t-il conçu uniquement de reprises de Kamel Messaoudi, ou alors sera-t-il composé de nouveaux titres pour donner un nouveau souffle à la musique chaâbi ?
La créativité de l’artiste choisi sera mise en valeur. Bien sûr, il s’agira de chaâbi et de néo-chaâbi. Il n’est pour l’instant pas question de reprises de Kamel Messaoudi. C’est son esprit musical que nous voulons faire perdurer et découvrir à ceux qui, ailleurs, ne connaissent pas son œuvre.

Pouvez-vous nous parler des activités de votre association qui œuvre à promouvoir la musique chaâbi en France ?
C’est une jeune association qui a de grandes ambitions pour la promotion du patrimoine culturel populaire algérien. Nous souhaitons le diffuser et lui donner un rayonnement international.
Outre le prix Kamel-Messaoudi qui offrira au gagnant la possibilité d’enregistrer un album et de le diffuser, les scènes de la tournée permettront de faire connaître cette musique algérienne qui a également des développements dans l’immigration. Ce pont est une ouverture.


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