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Culture / Culture

Patrimoine : Aïn Echaraâ vandalisée

“Fontaine de la route” souillée par la casse de son robinet

La fontaine Aïn Echaraâ à Bab El-Oued (Alger). ©Louhal/Liberté

“À la claire fontaine de Aïn Echaraâ m’en allant promener” je n’ai pas trouvé de l’eau, d’habitude si belle et l’endroit était si triste durant l’après-midi du jeudi 28 juin. Évidemment, ç’aurait été trop beau pour que les bienfaits de la source durent dans le temps, du fait que la source a été vandalisée et dépareillée de son robinet. Située au flanc de la mosquée Ali-Betchine sise à l’angle de la rue du professeur Mohamed-Soualeh et de la rue de Bab El-Oued, “la fontaine de la route” est aussi victime de l’omerta qu’observe, toute honte… bue, la foule qui gravite autour des tenanciers d’échoppes au sujet de ce sacrilège qui fut perpétré “fraîchement”, a-t-on su. Et dire qu’elle ruisselait d’agréables clapotis et de tout temps, au grand bonheur de sa clientèle qui se rafraîchissait à l’auge de la fontaine. À ce sujet, osons une question à brûle-pourpoint ! Comment est-ce possible l’acte regrettable, voire immoral de tarir une source, même momentané ? D’autant que Aïn Echaraâ est située dans le périmètre des secteurs à sauvegarder. Mieux, la source était censée être placée sous la protection de l’autorité et du citoyen. Comme le stipule l’écriteau rivé au-dessus de sa “sœur” qui ruisselle au flanc de la mosquée du saint Sidi-M’hamed-Chérif dans la Haute-Casbah ! Et comme s’il ne suffisait pas au malheur de la fontaine d’être désappariée de ses accessoires, l’auge de “Aïn Echaraâ” déborde de détritus de la malbouffe, jetés là, en reconnaissance à la fontaine d’avoir abreuvé des générations de passants et d’habitants de l’îlot Lallahoum. Tant de déplaisantes images qu’il y a de quoi écœurer le personnel de l’ancienne cellule fonctionnelle chargée de la réhabilitation, de la sauvegarde et de la gestion urbaine de la Casbah, créée en janvier 2001 par le wali d’Alger. Pour rappel, c’est la cellule qui avait permis la réouverture de la mosquée du raïs Ali-Betchine et sa fontaine ainsi que les palais de Mustapha-Pacha et Dar El-Hamra dans le cadre du Plan permanent de sauvegarde et de mise en valeur de la Casbah. Mais ça, c’était avant ! Autres temps, autres mœurs !

Louhal Nourreddine


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