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Culture / Actualités

Disponibilité du livre scolaire au SILA

Forte demande sur le livre étranger

©Yahia/ LIberté

Constituant l’une des plus grosses ventes de ce rendez-vous littéraire, le livre jeunesse reste entenaillé entre le choix de la qualité des éditeurs étrangers et l’accessibilité des publications nationales.

Le 23e SILA a rouvert ses portes pour l’annuel bal des ventes-dédicaces, des conférences et autres rencontres littéraires. Comme à l’accoutumée aussi, des familles, nombreuses, sillonnent quotidiennement les allées du salon à la recherche de livres scolaires ou parascolaires pour leurs bambins. Il faut dire que nombreuses sont les maisons d’édition, nationales ou étrangères, à proposer une large collection d’ouvrages destinés aux enfants de 4-5 ans jusqu’aux lycéens, entre manuels de sciences naturelles, d’arabe, de dessin, d’anglais ou de mathématiques.
Mais quel est le rapport qualité/prix ? Aussi, les parents préfèrent-ils les ouvrages publiés par les maisons algériennes, ou voient-ils dans les manuels étrangers un gage de qualité et de réussite pour leurs enfants ? Pour répondre à ces questions, nous avons effectué un tour chez plusieurs maisons d’édition. Il faut dire que le livre jeunesse et les manuels scolaires de manière générale sont les plus mis en avant chez la plupart des maisons d’édition que nous avons approchées. Un espace près des allées centrales leur est réservé, afin d’attirer l’attention des parents et de l’enfant. Chez le français Vigot-Maloine, spécialisé dans les ouvrages de médecine, bien-être et vie quotidienne, sont proposés des livres sur la sculpture, le dessin, et même la philosophie, destinés aux 5-12 ans, pour une fourchette de prix entre 1 000 DA et 2 000 DA. La responsable du stand nous dira que les livres animés, ou pop-up, dont les pages contiennent des mécanismes mettant en mouvement certains de leurs éléments, sont très demandés par les bambins. SicoDP, distributeur de livres et de magazines en Algérie, a réservé pour sa part, une belle collection de contes, manuels d’apprentissage et parascolaire. Un créneau qu’il exploite depuis deux ans selon la commerciale du diffuseur, et dont il tire de gros bénéfices puisque, dira notre interlocutrice : “Nous proposons des abonnements à des magazines tout au long de l’année, mais grâce à notre partenariat avec des écoles et lors du SILA, le livre pour enfants constitue le plus gros de nos ventes”. Les éditeurs algériens ne sont pas en reste dans ce marché lucratif. Plusieurs maisons d’édition dont Sedia ou encore Chihab, publient leurs propres manuels et ouvrages pour les élèves des trois cycles. Chez Sedia, les contes sont proposés à 250 DA. Les manuels de mathématiques, physique, arabe ou encore français pour les classes de terminale, de 4e et 3e AM varient entre 200 DA et 700 DA. Chez Chihab, une belle collection, occupant la moitié du stand est proposée aux petits lecteurs. Ici, comme chez Sedia, la fourchette des prix reste accessible pour toutes les bourses, puisque les manuels varient entre 280 DA et 800 DA. “L’arabe, les mathématiques, le français et les matières scientifiques sont les plus vendus dans notre stand. Les parents demandent surtout ces matières-là parce que leurs enfants y trouvent des difficultés”, dira la chargée de communication des éditions. Chihab Kids est une autre collection qui propose des rééditions de classiques de la littérature, comme l’œuvre d’Ahmed Chawqi et Mustapha Lotfi al-Manfaluti pour l’arabe, Victor Hugo et Flaubert pour le français, en plus des contes en tamazight de l’écrivaine kabyle Ouarda Akif, “qui ont connu un grand succès”, selon notre interlocutrice. Malgré ces efforts et la disponibilité des ouvrages scolaires et parascolaires chez nos éditeurs, nombreux étaient les parents que nous avons croisés qui confieront préférer les publications étrangères. Une jeune maman, qui tentait tant bien que mal de montrer un livre éducatif à sa petite fille de cinq ans, dira, à propos de la différence qualitative des éditions étrangères et locales : “Je trouve que les livres édités à l’étranger surtout en France sont plus attractifs par rapport à ceux qui sont édités chez nous ou en Égypte. On ne peut pas proposer à un enfant un livre en noir et blanc, sans couleurs. L’aspect esthétique compte beaucoup pour lui”. Et de poursuivre : “Mais je reconnais que cela est lié au prix de vente. Un livre à 300 DA ne peut pas avoir les mêmes qualités que celui à 1 000 ou 1500 DA. Personnellement, je consacre chaque année un budget pour ces achats livresques, qui culmine à 6 000 DA. C’est beaucoup, mais je préfère lui acheter des livres de qualité et qu’elle aimera lire”. Même son de cloche chez un directeur d’école privée, qui profite de ce salon pour l’achat de manuels scolaires : “Je préfère les livres français, parce qu’ils sont bien faits. Pour une bourse algérienne, ils sont chers, mais quand on veut de la qualité, il faut y mettre le prix. Certes un effort est fourni par nos éditeurs. Quand bien même, pour mes élèves je préfère acheter des livres étrangers”, a-t-il soutenu.

Yasmine Azzouz


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