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Culture / Culture

Plusieurs acteurs de la ville de Batna y ont pris part

Grande dynamique dans la promotion du livre amazigh

La chanson chaouie a été “victime” d’une mauvaise distribution et diffusion, pour preuve beaucoup de citoyens n’arrivaient pas et n’arrivent toujours pas à se procurer la véritable chanson “chaouiphone”, et ce, depuis l’époque de la cassette à nos jours, car sa distribution ne dépasse pas les 100 km à la ronde. Afin d’éviter ce genre de désagréments dans la promotion du livre en langue amazighe dans sa variante chaouie, le peu d’éditeurs, distributeurs et libraires conscients de ce problème ne veulent en aucun cas revivre la triste expérience, nous déclare Rédha Guerfi, libraire et pionnier dans le domaine de la promotion du livre amazigh. Pour lui, il n’est pas question de commettre les mêmes fautes et tomber dans les mêmes travers, nous déclare-t-il.
Si l’expérience n’est qu’à ses débuts, elle est prometteuse vu le nombre de livres produits dans différents domaines (sciences naturelles, grammaire, lexique, roman, dictionnaires…). De plus, le nombre de manuscrits proposés aux différents éditeurs, qui ne sont certes pas nombreux, mais ils accomplissent un travail honorable, à l’exemple des maisons d’édition Anzar et Tira Berti, qui a elles seules dépassent déjà toute les espérances. Par ailleurs, au sujet de la diffusion et des ventes, ce ne sont pas les lecteurs qui manquent, quand bien même ils ne sont pas amazighophones, il y a de la curiosité, mais aussi, beaucoup veulent se réapproprier une part de leur identité par la recherche et l’apprentissage.
Dans la librairie de M. Guerfi, nous avons constaté qu’un rayon a été réservé aux livres amazighs dont plus de 80% sont en variante chaouie. Sur ces étals, nous retrouvons des ouvrages tels que le premier roman en chaoui Moumna de l’auteur Abdellah Khelfa, publié vers la fin des années 80, en passant par les différentes production de Abdellah Ounissi, Merdaci Mohamed, Smaïl Aggoun, Salim Lounissi, Amor Abdroudi, et en l’occurrence le dernier ouvrage sur les noms des lieux-toponymie de Massa Khadija, qui s’est bien vendu lors du dernier salon international du livre d’Alger, nous a informé El-Hedi Meziani de la maison d’édition Anzar.
Selon le libraire, la promotion du livre peut se faire de différentes manières pour écouler un produit : “Pour vendre il faut promouvoir, et la promotion peut se faire de différentes manières ; la vente-dédicace reste un moyen efficace aussi bien pour la promotion que pour la vente. La dernière que nous avons organisée pour le roman L’enfant des Aurès en langue française, de l’auteur Zine Bekhouche, fut une occasion pour le  public de découvrir la production que nous proposons en chaoui. D’ailleurs,  beaucoup ignoraient son existence, donc les leviers sont multiples, il s’agit de les actionner au bon moment.”
Ne pas reconnaître l’apport du Haut-Commissariat à l’amazighité (HCA) dans la promotion du livre amazigh dans les Aurès serait une marque d’ingratitude, car de nombreux jeunes éditeurs ont reçu l’aide aussi modeste soit-elle de cette institution.
D’ailleurs, à ce propos, la maison d’édition Anzar travaille en étroite collaboration avec le HCA. Ce travail a permis de rendre visible une multitude de jeunes auteurs, qui de nos jours doivent se prendre en charge et aller de l’avant, car tout reste à faire !

H. Tayeb


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