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Culture / Actualités

Célébration à Tizi Ouzou du 3e anniversaire de l’officialisation de tamazight

Hamid Bilek : “Il faut revoir le préambule de la Constitution”

Hier, à l’occasion du coup d’envoi de la célébration du 3e anniversaire de l’officialisation de tamazight. © K. Tighilt/Liberté

La bibliothèque principale de lecture publique de la wilaya de Tizi Ouzou a abrité, hier, le coup d’envoi de la célébration du 3e anniversaire de l’officialisation de tamazight qui a été donné par le wali de Tizi Ouzou Abdelhakim Chater, en présence du président de l'Académie de la langue amazighe, Mohamed Djellaoui et de la directrice de la culture de la wilaya Nabila Goumeziane. La cérémonie d’ouverture a été marquée par la visite des stands d’exposition de livres en tamazight suivie d’une prise de parole par le wali qui a appelé les membres de l’académie de la langue amazighe à travailler “dans un cadre académique et scientifique”, alors que le président de l’académie de la langue tamazight, lui, a insisté sur “la nécessité de sauvegarder les acquis et de travailler dans le sens de la transmission de ce legs”, tout en précisant que l’académie qu’il préside n’a pas encore été installée officiellement.
De son côté, la directrice de la culture a estimé que “tamazight constitue un élément fondamental de l’identité algérienne et de la consolidation nationale” et que “la valeur de tamazight résulte de l’accès qu’elle permet aux diverses sphères du savoir, de la connaissance intellectuelle et artistique, de la richesse et de l’enrichissement”.
Hamid Bilek, archéologue et ancien cadre au Haut-Commissariat à l’amazighité (HCA), qui participera ce matin à une table ronde sur “Le passage de la littérature berbère de l’oralité à l’écrit”, soulignera, en marge de cette cérémonie, que “trois ans après cette officialisation, nous sommes positivistes même si beaucoup reste à faire et si tamazight a accusé des centaines d’années de retard, il faut admettre qu’il y a des acquis, à commencer par l’officialisation de Yennayer qui nous autorise même, aujourd’hui, à demander à ce que le préambule de la Constitution qui dit que  ‘l’Algérie est terre arabe’, soit revu”.
Hamid Bilek expliquera aussi que “l’officialisation de Yennayer nous donne cette profondeur historique avec un minimum de quinze siècles avant l’arrivée de l’Islam en Afrique du nord, ce qui  nous autorise à revoir le préambule de la constitution”, tout en précisant que “parmi tous ces acquis, il y a la naissance de l’académie amazighe ainsi que la création d’un centre de recherche dans le domaine de la langue et de culture amazighe à Béjaïa”. Et à Hamid Bilek de conclure que “la question de la transcription de tamazight en caractères latins est tranchée car il y a un fait accompli et une expérience qui est même institutionnelle du fait que, depuis l’introduction de tamazight à l’université, dans le système éducatif et dans le travail colossal du HCA, nous avons formé plus d’un million de personnes en tamazight sur la base de textes écrits en caractères en latins, et à ce titre, nous estimons qu’il n’y a pas lieu de revenir sur ce choix qui est logiquement établi.”


K. Tighilt

 


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